Basiques

Crêpes Végétales Faciles & Garnitures Gourmandes

Recette pour : une dizaine de crêpes moyennes

Temps de préparation : 5 minutes

Temps de repos : au moins 1h si possible

Temps de cuisson : quelques minutes par crêpe

Crêpes végétaliennes faciles

La recette que je m’apprête à vous dévoiler est la plus facile de tous les desserts vegans. Je sais que de nombreuses personnes doutent de la facilité et même de la faisabilité de crêpes sans produits laitiers, sans oeufs, et sans ajout d’additifs étranges. Pourtant, vous allez le voir, c’est d’une simplicité enfantine ! En effet, vous n’avez besoin que de farine et de liquide, c’est tout.

La question qui revient toujours est : « Comment remplaces-tu les oeufs ? ». Ma réponse est simple, je ne les remplace pas ! J’ai testé différentes alternatives aux oeufs pour la pâte à crêpe et j’ai fini par comprendre que quand cette dernière est suffisamment épaisse (en tout cas lorsqu’elle contient du gluten), les crêpes se tiennent naturellement bien. Trop facile non ?

J’ai toujours adoré les crêpes, surtout parce que l’on peut mettre ce que l’on veut dedans. Ca permet de partager un excellent moment culinaire où tout le monde peut déguster ses saveurs préférées ! En plus c’est si facile à faire qu’on peut en préparer un peu n’importe où. Je peux même vous confier que j’ai expérimenté la végétalisation des crêpes au cours d’un long voyage au pays des kiwis dans une minuscule camionnette aménagée. Depuis, c’est resté la gourmandise phare chez les Pigut.

J’ai eu du mal à vous fournir une recette de base parce que je fais ma pâte à crêpe « d’instinct » depuis toujours. Mais je me suis appliquée, j’ai pris des notes et des mesures et voilà le travail…

Ah et j’oubliais, que vous soyez vegan ou non, essayez ! Les crêpes végétaliennes sans oeufs et sans lait de vache, c’est vraiment délicieux et c’est trooop facile… (Oups, je l’ai déjà dit ?)

Ingrédients pour la recette de base  :

250 g de farine de blé bise (semi-complète, T80)

400 à 425 ml de lait de riz (et eau)

1 pincée de sel

huile pour la cuisson

Préparation :

Déposer la farine et le sel dans une grande jatte. Recouvrir de liquide tout en mélangeant. Donner quelques bon coups de fouet énergiques. Quand il n’y a plus de grumeaux et que la pâte est bien homogène, c’est prêt.

Si possible, laisser reposer la pâte au moins une heure. (Il est expliqué ici l’intérêt de laisser reposer la pâte.)

Faire chauffer une grande poële, lorsqu’elle est bien chaude verser un peu d’huile. Déposer ensuite une portion de pâte et laisser cuire quelques minutes. Lorsque la pâte se détache facilement de la poële, vérifier que la crêpe est bien dorée et la retourner. Cuire alors quelques minutes l’autre côté afin de le dorer également.

Procéder de la même façon pour toutes les crêpes en veillant à garder la poêle bien chaude et en ajoutant un filet dl’huile de temps en temps.

Service :

Servir idéalement à peine tiédi et garnir selon ses envies. Accompagner d’une bonne boisson.

Faire de la pâte à crêpe végétale

Astuces :

  • Pour moi, le secret de la pâte à crêpe végétalienne réussie réside dans la consistance. En effet, j’ai remarqué que la pâte végétale doit être légèrement plus épaisse que celle contenant des produits animaux pour un résultat parfait. Et comme pour toutes crêpes réussies, le temps de repos ainsi que la chaleur de la cuisson sont des éléments clés. Rappelez-vous de maintenir une poêle bien chaude sans être  brûlante.
  • Le lait de riz peut être remplacé par n’importe quel lait végétal :

- soja,
- riz,
- avoine,
- amande,
- mélanges,
- laits maison

Il en existe de toutes sortes ayant chacun un goût, des propriétés et une texture différente, à vous de les goûter. Pour des crêpes plus légères et moins goûtues, de l’eau peut même être utilisée. J’aime utiliser un mélange de 2/3 de lait et 1/3 d’eau pour une texture moelleuse toute en légèreté. On peut également employer une boisson au kéfir.

  • On peut s’amuser également à varier les farines :

- le blé, la farine « de base » de la cuisine occidentale, forte en gluten qui assure la « visco-élasticité » de la pâte,
- les autres farines contenant du gluten  : épeautre, kamut, seigle…
- les farines sans gluten : châtaigne, maïs, pois chiches, quinoa, riz, sarrasin, soja… J’associe en général la farine de riz et certaines autres farines sans gluten à de la fécule pour bien lier la pâte. Les farines de soja, sarrasin et de pois-chiches qui ne demandent pas d’ajout de fécule se prêtent très bien aux crêpes salées.
- vous pouvez également ajouter des flocons de céréales pour une texture plus épaisse, genre pancake.

Si vous avez l’habitude d’utiliser de la farine blanche pour vos crêpes, cela convient aussi, mais ne boudez surtout pas les farines demi-complètes beaucoup plus nutritives et très agréables au goût.

  • Bien sûr, vous pouvez ajouter vos extraits naturels préférés et autres additifs  :

- vanille,
- amande amère,
- fleur d’oranger,
- citron,
- rhum,
- huiles,
- produits sucrants,
- épices…

La bière est connue pour rendre leurs crêpes plus légères, pour ma part j’ajoute un tout petit peu de bicarbonate de soude que je fais réagir avec du vinaigre (ou du citron, ou encore du kombucha).

  • Pour ceux qui sont attachés à une recette familiale avec produits animaux, vous pouvez essayer de simplement végétaliser votre recette de base. Remplacez le lait animal par du lait de soja, de riz ou celui que vous préférez. Les oeufs peuvent être remplacés de différentes manières pour lier la pâte. On peut utiliser de la fécule (pomme-de-terre, maïs, manioc…), c’est le moyen le plus répandu de remplacer les oeufs dans ce genre de pâte. On peut aussi par exemple employer de la crème de céréales, c’est à dire de la farine très fine précuite (riz, avoine, orge, millet…), ou encore des graines de lin mixées. Vous pouvez aussi simplement essayer une version plus épaisse de votre pâte habituelle, puisque lorsque l’on tient la bonne consistance, pas besoin de remplacer les oeufs.
  • Maintenant que vous maîtrisez l’art de la pâte à crêpe végétale, laissez parler votre imagination, expérimentez. Essayez différentes possibilités pour trouver les recettes qui vous plaisent le plus !
Exemples de crêpes végétales garnies

Idées de garnitures :

C’est bien beau tout ça, mais qu’est ce qu’on met dans nos jolies crêpes ? A ce niveau là, il y a l’embarras du choix, le monde végétal regorge de délices ! Je vous donne quelques idées ici, mais n’hésitez pas à tester tout ce qui vous fait envie.

  • Produits sucrants :

- sucre de canne complet,
- sirop d’agave,
- sirop d’érable,
- sirop de pomme,
- sirops maison

  • A base de fruits :

- compote de pommes ou d’autres fruits,
- confitures et gelées,
- fruits de saison,
- fruits séchés, dattes, pruneaux, coco en paillettes…

  • Chocolat, café, oléagineux :

- pâte à tartiner choco-noisette, cacao,
- crème de marrons,
- purées ou poudres d’oléagineux (amande, noisette, arachide…),
- crèmes dessert

  • Garniture salées :

- Tartinades et sauces épaisses,
- Fromages végétaux,
- Légumes de saison,
- Version tortilla

D’autres idées de crêpes végétales :

- Crêpes à la farine de châtaigne recouvertes de crème de châtaignes maison.
- Crêpes à la farine de riz avec purée d’arachide et confiture ou fruits de saison
- Crêpes de blé complet avec yaourt de soja maison, une pointe de sucre de canne complet et un filet de jus de citron.
Des recettes sur PIGUT,
- Des idées chez Végébon :  crêpes sans ingrédients bizarres, crêpes à base de pâte à pain.
- Des idées par l’Association végétarienne de France.

Equilibre alimentaire :

Les crêpes ne sont en général pas spécialement un aliment dont le corps raffole, ce sont plutôt nos papilles qui s’en extasient. Rassurez-vous toutefois, cette version est peu grasse, plus digeste et nutritive. Si comme moi vous adorez ça, faites vous ce petit plaisir de temps en temps en choisissant les garnitures que vous aimez le plus, surtout sans culpabiliser, c’est meilleur.

Conseils verts :

Des crêpes sans produits animaux, constituées uniquement de céréales et d’eau, c’est une belle économie d’énergie pour la planète (et je ne vous parle même pas de la souffrance en moins, youpi) !

***

Entre nous :

Vous avez d’autres astuces pour des crêpes végétales parfaites ?

Quelles sont vos garnitures sucrées ou salées préférées ?

Pâte à Tartiner Choco Noisette Express Anti Nutella

Recette pour : un pot de 100 g environ

Temps de préparation : 5 minutes

Pâte à tartiner maison végétale

Tout le monde connaît les pâtes à tartiner choco-noisette et presque tout le monde adore ça. Dans ce rayon, Nutella est LA pâte à tartinée chouchoute, celle qui rend les gens complètement dingo au point de la manger à la cuillère.

Le problème c’est que Nutella a beau avoir bon goût, c’est surtout une maaagnifique réussite marketing. « Ouiii mangez-en et donnez-en à vos enfants, c’est plein de bonnes choses, en plus ça va vous rendre intelligent et liiibre », le tout avec musique motivante et gens heureux. La réalité est bien moins jolie à voir.

Ce produit n’est bon…

  • ni pour notre corps : sucres raffinés + huile de palme = + de 70% du produit final, sans compter l’indispensable poudre de lait, et n’oublions pas bien sûr les bonnes phtalates. Et ça se mange, sérieusement ?!? 
  • ni celui de vos enfants : il n’y a rien dans la composition du Nutella dont vos enfants peuvent avoir besoin, si ce n’est les noisettes (13% du produit, ouf). A moins que par croissance vous entendiez engraissement. Vous cherchez une vraie idée de goûter équilibré ? Pensez aux fruits ou testez cette pâte à tartiner maison.
  • ni pour notre esprit : non, acheter du temps de cerveau Ferrero ça n’a jamais libéré personne !
  • ça n’est pas non l’allier de notre planète : produits animaux et huile de palme, un duo gagnant pour l’environnement.
  • ni des animaux : les orang-outang (à cause de la déforestation pour cultiver l’huile de palme) étant des victimes, tout comme les vaches (car notez que Nutella n’a rien de végétarien puisqu’il contient de la poudre de lait et du lactosérum issu de la fabrication de fromage produit avec de la présure de veau). 
  • en fait soyons honnête, en y regardant de plus près on réalise que c’est tout pourri. 

Pour continuer de déguster de la pâte choco-noisette, sachez qu’il existe en magasin bio des marques qui proposent de bonnes pâtes à tartiner complètement végétales et même sans huile de palme. Mais franchement, c’est tellement facile à réaliser soit-même, qu’on ne va pas s’embêter à aller lire à la loupe les étiquettes de toutes les pâtes à tartiner… Je vous propose ici la recette la plus facile et rapide à réaliser pour une pâte à tartiner maison sans huile de palme et sans aucun produit animal. 

Cette recette est absolument délicieuse et même diététiquement intéressante. Mais attention, Mr Screugneugneu vous averti : « il ne faut pas leur dire que c’est du Nutella, parce que c’est très différent, c’est bien meilleur que le Nutella ». Vous voilà prévenus, régalez-vous !

Alors vous ne vous sentez pas plus libres et intelligents ? ***Musique motivante et gens heureux***

Ingrédients :

4 cas de purée de noisette

2 cas de purée d’oléagineux au choix (amande, arachide, noix de cajou…)

1,5 cac de sirop d’agave

1 cac de cacao en poudre non sucré

Facultatifs :

1 pincée de sel

qq goûtes d’extrait de vanille liquide

huile de noisette

Préparation :

Bien mélanger le tout et déguster. Note : les cuillères indiquées sont rases.

Pâte à tartiner chocolat et noisettes

Service :

Servir sur toute sorte de pain, biscotte, galette, crêpe, biscuits, gâteau et laisser agir la gourmandise.

Conserver dans un pot en verre (par exemple) dans un endroit frais et sec jusqu’à deux semaines (et plus en hiver).

Astuces :

  • Ce mélange se garde plusieurs semaines (vous pouvez aussi le conserver au réfrigérateur, mais je trouve que le froid inhibe une partie du goût), toutefois n’hésitez pas à évaluer les quantités dont vous avez envie pour ne pas en faire trop d’un coup. Il est si facile d’en préparer que vous pouvez n’en faire que 50 à 100 g à la fois, comme ça, il est toujours tout « frais ».
  • Cette recette de la pâte à tartiner est une version express. Vous pouvez bien sûr changer le produit sucrant, utiliser du chocolat plutôt que du cacao, des noisettes entière plutôt que de la pâte à tartiner, ou opérer d’autres variations. Dans ces cas là, il faudra souvent faire chauffer et/ou mixer la préparation.
  • Pour varier, je vous recommande mon alternative préférée. Il suffit de remplacer la quantité de cacao et de sirop d’agave par de la caroube en poudre. Ensuite, vous pouvez tenter toutes sortes de mélanges en vous éloignant de la « base » choco-noisette selon vos goûts.
  • Si vous n’avez pas de purée d’oléagineux régulièrement chez vous et que vous ne souhaitez pas faire l’investissement de plusieurs purées différentes, procurez-vous simplement de la noisette, idéale pour cette recette. Les autres purées renforcent le goût de mon point de vue, mais ne sont pas indispensables. Choisissez toujours vos purées sans sucre, sel ou additif ajouté, elles sont disponibles en magasin bio. Vous pouvez aussi réaliser vos propres purées en mixant simplement des oléagineux. Pour ne pas surchauffer les ingrédients et le moteur du mixeur, il est préférable de mixer quelques petites minutes puis de faire une pause et ainsi de suite. Il est souvent nécessaire d’ajouter un peu d’huile au moment de mixer pour réussir à optenir un mélange homogène.
  • Pensez à intégrer des épices et aromates. Vous avez l’embarras du choix : cannelle, muscade, poivre, caroube, gingembre, menthe, basilic…

Equilibre alimentaire :

Si je l’appelle l’anti-nutella c’est bien parce qu’on n’y trouve ni huile de palme ni autre graisse hydrogénée, il n’y a pas non plus de sucre raffiné mais un peu d’un produit sucrant à l’index glycémique faible. Que demander de plus… De nombreux ingrédients souvent crus et toujours bourrés de nutriments ? Trop facile ! Et vous voulez le tout  peu transformés et sans bpa ajouté ? Vos désirs sont des ordres.

Cela reste une gourmandise calorique, mais puisque c’est aussi nutritif et bourratif, vous n’aurez probablement pas envie de manger le pot d’un coup, ce qui est plutôt sain vous en conviendrez.

Conseils verts :

Ne pas encourager l’une des multinationales qui supprime des hectares de forêts primaire pour vendre un maximum de produits à bas prix, je dirais simplement que ça n’est peut-être pas une mauvaise chose.

***

Entre nous :

Vous faites vos pâtes à tartiner choco-noisette maison ? 

Quels sont vos mélanges maison ou vos marques de pâtes à tartiner végétales préférées ?

La Tartatout, une tarte pour sublimer les restes

Recette pour : 1 tarte pour 2 à 4 personnes

Temps de préparation : 10 à 30 minutes

Temps de cuisson : environ 30 minutes

Tarte aux restes

Plus qu’une recette, ce que je viens vous présenter dans cet article est un véritable concept. La tartatout, parfois appelée aussi tartôrestes, est une manière créative et durable de penser ses repas

Le principe est simple, on crée une tarte fourretout dans laquelle on met tous ses restes et ses épices préférées. C’est facile à cuisiner et cela permet vraiment de sublimer des aliments parfois fades et peu attrayants. Et si vous vous retrouvez souvent à la fin de la semaine avec de petites quantités de restes variés, c’est l’idéal, parce qu’ici on peut tout mélanger (ou presque, enfin ce n’est qu’une question de goût)

Les tartôrestes sont à la portée des débutants qui seront ravis de ne pas avoir à trop se casser la tête pour réussir un joli repas. Les plus avertis en cuisine adoreront aussi s’amuser à créer chaque fois un plat différent. C’est très motivant pour tous les curieux et les « écolos » !

J’avoue que j’en cuisine tellement souvent que j’ai omis de vous en parler jusqu’ici, mais en savourant une part de tartatout dernièrement, j’ai réalisé à quel point j’avais été égoïste d’en garder jalousement le secret… C’est siii bon et si pratique, que je ne pouvais pas vous en priver plus longtemps (je vous aime bien quand même hein !).

Ingrédients :

1 pâte à tarte (pâte levée maison, brisée, à pizza ou même feuilletée avec ou sans gluten)

restes de légumineuses cuites

légumes

autres restes

épices et assaisonnement

Préparation :

Mixer ou écraser les légumineuses avec éventuellement d’autres restes et incorporer les aromates, condiments et épices choisis.

Découper et éventuellement pré-cuire des légumes.

Etaler la pâte à tarte.

Déposer le mélange de légumineuses puis les légumes et éventuellement d’autres restes.

Rectifier l’assaisonnement et mettre au four à 200°C pendant environ 30 minutes (à adapter selon la recette et le four utilisé).

Tartes réalisées avec des restes

Tartatouts des 4 Saisons

Service :

Servir juste tiède avec pleins de crudités de saison. C’est également délicieux froid avec une soupe.

Astuces :

  • Légumineuses : vous pouvez incorporer n’importe quelle sorte de légumineuse (pois-chiche, haricots secs, lentilles…). Chacune à sa saveur, couleur et texture propre, alors testez-les. Pour info, les haricots blancs donneront le résultat le plus crémeux, et toutes sont très rassasiantes (les gros mangeurs apprécieront). Si vous avez des restes de tartinade végétale, c’est parfait également.
  • Légumes : si vous avez des légumes un peu flétris ou trop mûrs, c’est le moment de les employer, les épluchures peuvent aussi être les bienvenues. Selon la saison, vous pouvez intégrer des légumes verts, des légumes racines, des choux, des courges et même des salades, absolument aucun légume n’est en reste dans une tartatout. Même certains fruits peuvent donner des résultats étonnants.
  • Assaisonnement : utilisez les épices qui vous font plaisir (herbes de Provence, paprika, cumin, curry, poivre, moutarde, piment, carvi, etc.), des herbes fraîches, de la sauce soja, des huiles, de la levure maltée, des algues, de l’ail, des oignons, et tous les condiments que vous aimez. Pensez à goûter la préparation au fur et à mesure que vous mélangez pour être sûr que les saveurs sont harmonieuses et vous plaisent.
  • J’aime tartiner une fine couche de purée (ou concentré) de tomate, de la tapenade, ou encore de la purée d’oléagineux sur le fond de tarte avant d’y déposer le reste. Cela ajoute beaucoup gustativement.
  • Si vous avez des restes de céréales, de sauces, ou de plats déjà préparés, il est souvent possible de les mixer avec les légumineuses pour donner davantage de goût et jouer sur la texture. Si le résultat est trop liquide à votre goût, pensez à ajouter par exemple des farines, des crèmes végétales ou de la fécule, une fois cuit, ainsi, votre garniture sera plus épaisse une fois cuite.
  • Des ajouts de morceaux de tofu, seitan, tempeh, steacks et fromages végétaux et autres, ou bien des pommes-de-terre ou patates douce agrémentent aussi très bien une tarte qui rassasie alors encore plus vite.
  • Pour la pâte, vous pouvez utiliser ce que vous préférez ou ce que vous avez de disponible dans le frigo (ou le congélateur). Version pizza fine, calzone (pizza fermée), version tarte épaisse ou bien tourte (tarte fermée), tout est permis.
  • La garniture peut être très épaisse ou il peut y avoir seulement une fine couche selon vos envies et vos restes disponibles. Essayez bien sûr de mélanger des saveurs et textures qui s’équilibrent, mais pour les aventuriers de la cuisine, osez aussi des mélanges inattendus. Une petite tartatout avec base de tomate, haricots blancs mixés savamment épicés et choux râpé, croyez-moi, c’est le bonheur. Pour ma part, je n’ai jamais goûté de « mauvaise tartatout », en général, c’est tout simplement succulent et pourtant je prends souvent des « risques » culinaires. Lâchez-vous !
Diveses tartes végétaliennes

Imagination et récupération... on s'amuse et on se régale avec les tartatouts !

Equilibre alimentaire :

Des céréales, des légumineuses, des légumes dans un plat réunis, la recette équilibrée parfaite pour tous et pratique pour les végé débutants ! Notez que ces tartes peuvent être l’occasion de faire manger des légumes et légumineuses à une personne qui les évite (futé, hein).

Conseils verts :

Un seul mot d’ordre pour cette recette : récupération. S’il y a un message, c’est celui-ci, ne jetez pas, n’abandonnez pas dans le fond de votre frigo, recyclez vos restes en une tarte délicieuse. C’est l’anti-perte de nourriture par excellence ! On ne laisse pas se perdre de la nourriture viable, du coup, on ne consomme pas plus que nécessaire, c’est vraiment un geste écolo.

***

Entre nous :

Etes-vous des adepte de la tartatout ? 

Quelles recettes de tartes ainsi improvisées avez-vous testé et apprécié ?

Quelles sont vos manières préférées pour sublimer des restes ?

Biscuits Végétaliens Moelleux Sans Gluten & Allergènes

Recette pour : 15 petits biscuits

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes

Biscuits vegan sans gluten
A glisser dans le sac des petits…  - (version biscuit moelleux)

Fastoches nomades : recettes faciles sans gluten et sans lait

J’ai élaboré ces biscuits à l’occasion d’un super concours au nom rigolo de Fastoches Nomades. L’idée a été proposée par les blogs de la célèbre Flo Makanai et de La Compagnie Sans Gluten qui, lasses de ne pas trouver « LA » recette d’encas hyper facile à réaliser et à transporter adaptée à leurs allergies ou intolérances ont décidé de nous lancer un défi. Ce défi, c’est donc de trouver des en-cas / goûter / snacks sucrés ou salés faciles à préparer comme à transporter, sans gluten et sans lait. Elles nous précisent que si en plus, cet encas est sans oeufs et sans soja, ou accompagné de bonnes idées de substitution, c’est encore mieux. 

Je dois vous avouer que mes « fastoches nomades » sans gluten et sans lait préférés sont les fruits. Frais de saison, séchés, ou encore oléagineux, je glisse toujours quelques fruits dans mon sac quand je sors de chez moi, au cas où… C’est absolument délicieux, cela offre un grand choix très varié et on peut difficilement trouver plus sain. Mais bon, j’aime aussi grignotter de petits biscuits ou en-cas préparés de temps en temps.

Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer dans l’aventure. Et évidemment, comme j’aime les challenge, je n’ai pas fait les choses à moitié. Ainsi c’est un goûter sans produits animaux (ou vegan et donc sans lait, ni oeuf), sans gluten, sans soja et sans sucre que je vous propose. J’ai vraiment pris du plaisir à chercher de ce côté, d’abord parce que c’est une manière stimulante de créer, et puis parce que j’aime que l’alimentation ne soit pas qu’un plaisir pour les papilles, mais aussi pour le corps. J’ai donc voulu un en-cas pauvre en produits typiquement allergènes ou peu adapté à la bonne santé de notre corps, mais relativement abondant en ingrédients riches en éléménts nutritifs. Mes autres conditions pour choisir  « LA » recette étaient qu’elle soit facile à faire, que le résultat se tienne bien, ne soit pas salissant, soit joli et bien sûr que le goût soit délicieux !

J’ai pris beaucoup de plaisir à imaginer cette recette très basique et déclinable à loisir pour satisfaire aux goûts du plus grand nombre. Je suis particulièrement contente de la partager avec vous en souhaitant qu’elle vous rende bien service. J’espère sincèrement que vous prendrez autant de plaisir que moi à les déguster -facilement- en toute occasion !

Ingrédients :

60 g de farine de maïs

20 g de farine de sarrasin

20 g de farine de millet

50 g de petits flocons de quinoa

10 g de petits flocons de riz

5 cas de fécule + 5 cas d’eau

4 cas de lait végétal au choix

2 cas d’huile végétale au choix

2 cas de sirop d’agave

1 cas de caroube en poudre

¼ de cac de sel

¼ de cac de bicarbonate de soude

½ cac de vinaigre de cidre (ou jus d’agrume)

Qq gouttes d’extrait de vanille

Biscuits sec vegan sans gluten
… ou à chiper dans le sac d’un adulte ! – (version biscuit sec)

Préparation :

Dans un verre, déposer la fécule et mélanger avec l’eau pour obtenir une sorte de platre, réserver.

Déposer dans une jatte les farines, les flocons ainsi que le sel, puis remuer.

En mélangeant, ajouter l’huile, le sirop d’agave, le lait végétal, le mélange d’eau et de fécule, le bicarbonate et enfin le vinaigre (ou jus d’agrume). Bien mélanger afin d’obtenir une pâte homogène.

Fariner une plaque de four. A l’aide d’une petite cuillère, former une quinzaine de petites boulettes à déposer sur la plaque.

Enfournez à 150°C pendant une vingtaine de minutes. Bien laisser refroidir avant de déguster.

Service :

Déguster tranquillement ces biscuits à la maison avec une boisson réconfortante, mais aussi au travail, à l’école, dans la rue, dans les transports, en randonnée, (…), transportés dans un simple sac en papier.

Astuces :

  • J’ai volontairement laissé beaucoup de liberté dans cette recette. Ainsi, je vous ai laissé le choix du lait végétal (pensez : riz, châtaigne, amande, noisette…) ainsi que l’huile (personnellement j’utilise simplement de l’huile d’olive) et la fécule (pomme-de-terre et maïs sont les plus courantes, mais vous pouvez utiliser d’autres fécules comme l’arrow-root par exemple).  Vous pouvez aussi varier les céréales (et assimilés) selon vos envies, pensez aux farines et flocons de riz, maïs, quinoa, millet, châtaigne, pois chiche, etc.
  • Ce biscuit a été conçu comme un basique. Il est tout à fait délicieux juste comme ça, mais vous pouvez décider de lui ajouter des ingrédients afin de l’adapter à vos envies. Ainsi, n’hésitez pas à ajouter de petits morceaux de fruits frais ou secs, des purées de fruits ou d’oléagineux, des graines, un glaçage chocolat ou autre, des épices ou des huiles essentielles (si vous en maîtrisez l’utilisation). Faites confiance à votre imagination !
  • La poudre de caroube peut être remplacée par un petit peu de cacao ou bien être simplement omise. De la même manière, vous pouvez oublier la vanille ou le sel. J’ai gardé ces ingrédients facultatifs dans ma recette parce que je la préfère comme ça. En effet, si leur goût n’est pas très prononcé dans le résultat final, je trouve que cela apporte tout de même beaucoup à l’équilibre des saveurs.
  • Vous pouvez aussi subtiliser le sirop d’agave par un autre produit sucrant à votre convenance (pensez : sirops de riz, de pomme, d’érable, dattes, sucre de canne complet…). Rappelez-vous toutefois que tous ces produits n’ont pas le même pouvoir sucrant et que si vous utilisez un produit moins liquide, il vous faudra ajouter de l’eau ou du lait végétal pour contre-balancer. Pour information, ce biscuit est peu sucré, j’aime mes en-cas comme ça, mais n’hésitez pas à changer la dose selon vos goûts.
  • Finalement, je vous suggère deux alternatives à cette recette. Pour la première proposition, j’ai pensé aux débutants qui ne veulent pas forcément acheter trop de nouveau ingrédients d’un coup. Attention toutefois, cette version n’est pas aussi succulente que la version « officielle », mais elle rendra bien service aux novices. La deuxième version est prévue pour réaliser des biscuits secs, croquants, tels que photographiés sur la 2e photo de cet article.
    Version simplifiée :
    100 g de farine de maïs
    60 g de flocons sans gluten au choix
    5 cac de fécule + 5 cas d’eau
    4 cas de lait végétal ou eau
    2 cas d’huile végétale
    2 cas de sirop d’agave
    ¼ de cac de bicarbonate de soude
    ½ cac de jus de citron
    Version biscuit sec :
    Garder la recette principale en retirant le bicarbonate de soude et le vinaigre qui ont pour rôle de faire lever légèrement le biscuit. Réduire un tout petit peu la quantité de liquide pour une pâte compacte. Le tout sera alors malaxé à la main et les biscuits (seulement une douzaine environ pour la même quantité d’ingrédients) formés avec les doigts.

Equilibre alimentaire :

  • J’ai beaucoup pensé aux méfaits du gluten en écrivant cet article. En réalité j’y pense depuis un moment et cela fait longtemps que je tente de trouver un maximum d’alternatives au gluten dans mes recettes de tous les jours. Mon homme (que ne s’appelle pas Mr Screugneugneu pour rien, haha) m’a souvent regardé de travers quand j’ai osé substitué son blé adoré par d’autres ingrédients. Mais même lui qui adore les pains au gluten, le seitan et les pâtes de blé commence à être de plus en plus conquis par mes alternatives. Alors n’hésitons pas à varier notre alimentation et a écouter notre corps puisque c’est lui qu’il s’agit de nourrir, sans nous laisser bloquer par des comparaisons, ou nos à prioris et habitudes. Sachons découvrir le plaisir de nouvelles saveurs variées. N’hésitez pas à piocher dans les autres propositions du concours ou dans mes autres recettes sans gluten qui sont toujours sans produits animaux pour vous inspirer.
  • En plus d’être sans gluten, cette recette est peu grasse, peu sucrée, ne contient pas de produits animaux, mais elle est très nutritive. Découvrez-la sans complexe !

Conseils verts :

  • Ces biscuits se gardent bien une journée, ensuite, il sèchent un petit peu. Mais on peut prévoir d’ajouter un peu de gras à la recette pour qu’ils restent bien moelleux pendant des jours. Il est donc possible d’en faire une grande quantité à l’avance pour remplir le four (s’il est grand bien sûr).
  • Transportez vos en-cas dans un simple sac en papier ou une boite réutilisable pour économiser des conditionnements.

***

Entre nous :

Et vous ça serait quoi vos idées de fastoches nomades ?

Quelles sont vos astuces pour une cuisine sans lait animal et sans gluten ?

Note : J’ai reçu le 3e prix au concours Fastoches Nomades avec cette recette. Elle fait d’ailleurs désormais parti de l’ebook du concours disponible gratuitement.  Je vous encourage à consulter ce livret qui contient des recettes exclusivement sans gluten et sans lait (mais parfois avec des oeufs, à végétaliser donc). Je vous renvoie vers le site de Makanai pour plus d’informations (un grand bravo à elle et merci à toute l’équipe du concours). Bonne lecture. 

Crackers Maison

Recette pour : une trentaine de petits crackers

Temps de préparation :  30 minutes

Temps de levage : 1h à 2h30

Temps de cuisson : 10 minutes

Crackers maison

Cette recette croquante est à confectionner en toute saison et à adapter selon ses envies et ses fonds de placards. Ces petits crackers sont bien pratiques pour les apéritifs, les pique-niques et les petites faims à toute heure et en toute situation. On peut les manger seul (en cachette ?) comme en-cas ou choisir de les partager pour un moment convivial. Et j’oubliais de vous dire : c’est délicieusement addictif !

Ingrédients :

60 ml (environ) d’eau légèrement tiède

50g de farine de blé bise

50g de farine de riz complète

3 cac d’huile

1 cac de sirop d’agave

1 cac de levain déshydraté

1/2 cac de sel

2 à 5 cac de graines et épices au goût

Préparation :

Dans un grand bol, mélanger les farines et la levure. Ajouter ensuite 2 cuillères à café d’huile, le sirop d’agave, le sel et verser progressivement l’eau en mélangeant à la main pour façonner une boule.

Pétrir la pâte pendant environ 10 minutes jusqu’à l’obtention d’un pâton homogène qui ne colle pas aux mains.

Huiler légèrement une jatte et y déposer la pâte. L’enduire d’une cuillère à café d’huile et couvrir la jatte à l’aide d’un linge humide. Laisser lever environ 1h à 2h30 dans un endroit tiède ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume (le temps de levée dépendant de la température ambiante).

Fariner votre plan de travail, et y déposer la boule de pâte. L’étaler grossièrement à la main, puis la fariner légèrement avant de bien l’étaler au rouleau à pâtisserie jusqu’à obtenir une pâte fine.

Décoller avec douceur votre pâte du plan de travail et la déposer précautionneusement sur une plaque de four légèrement farinée. S’il y a surplus de pâte, le découper et reformer une boule à conserver pour confectionner d’autres crackers plus tard.

Humidifier légèrement la surface de la pâte avec de l’eau et y répartir les graines, épices ou autres ingrédients choisis. Terminer en donnant un léger coup de rouleau à pâtisserie afin de bien imprégner la garniture à la pâte.

Pré-découper la pâte en carrés, rectangles ou formes diverses à l’aide d’un couteau ou d’un emporte pièce.

Faites cuire une bonne dizaine de minutes à 180°C jusqu’à ce que la pâte dore légèrement.

Laisser refroidir 10 minutes puis séparer les crackers.

Pâton pour crackers maison

Pâton végétal pour crackers maison

Service :

Ces crackers se conservent plusieurs jours dans une boîte en fer et peuvent être dégustés seuls ou trempés dans des sauces ou tartinades. Quelques légumes crus et / ou des fruits secs compléteront très bien cet apéritif.

Astuces :

  • Exemple d’épices et graines à utiliser : 1 cac d’herbes de Provence séchées + 1/2 cac d’ail en poudre + 1 cac de graines de pavot.  Autre choix : 1 cac de paprika en poudre, 1/2 cac de piment en poudre + 1/2 cac de poivre noir moulu + 1/2 cac de graines de moutarde.  Encore une idée : 1 cac de curry + 1/2 cac de sucre rapadura + 1 cac de graines de sésame. Un dernier mélange pour la route : 1 cac de laitue de mer en paillettes + 1/2 cac de cumin + 1/2 cac de céléri en poudre. Pour d’autres goûts, à vous de jouer !
  • Bien sûr vous pouvez tout à fait incorporer des épices directement dans la pâte au moment du pétrissage.
  • Pour les formes de vos craquers, je vais confiance à votre imagination. Le basic carré est très facile à réaliser, mais vous pouvez vous amuser à faire des ronds, ou des formes plus difficiles à obtenir (et un peu plus fragiles) comme des étoiles ou des animaux. Laissez s’exprimer l’enfant qui est en vous !
  • Les farines étant toutes différentes, il se peut que vous ayez à utiliser un tout petit peu plus ou moins d’eau pour obtenir un pâton homogène qui ne colle pas. Si vous êtes en panne de farine de blé bise ou de riz complet, vous pouvez bien sûr utiliser les farines que vous avez sous la main pour varier la recette.
  • Vous pouvez remplacer le sirop d’agave par du sucre complet, veillez simplement à réduire la dose et à ajouter un peu d’eau.

Equilibre alimentaire :

Cette recette utilise des farine complètes et demi-complètes pour un maximum de fibres et minéraux. De plus, vous pouvez contrôler la dose de sucre (d’ailleurs remplacé ici par un autre produit sucrant), d’huile et de sel selon vos goûts et besoins.

Conseils verts :

Encore une fois, avec le fait maison, on n’hévite le sur-remballage. Et puisqu’ils se conservent bien, n’hésitez pas à vous préparer des plaques entières de crackers, si toutefois vous avez un grand four qui le permet.

***

Entre nous :

Vous crackers vous les préférez « nature » ou avec des épices et des graines ?

Dans quoi vous aimez plonger vos crackers, des tartinades, des sauces, etc ?

Pâton de base « tout usage » – sans produits animaux

Recette pour : 1 pâton de base (pour préparations pour 2 à 4 personnes)

Temps de préparation : 20 minutes

Temps de levage : environ 1 à 2 heures

Temps de cuisson : 10 à 45 minutes

Pâte à tarte et pizza vegan

Voici un article « back to basics » (ouai, je me la joue parce que je parle anglais ; il faut savoir jouer de tous ses atouts, non?), nous allons donc voir une recette de base qui fera hurler certains adeptes de la pâtisserie, mais qui facilitera la vie de tous les autres! Qu’on se le dise, aujourd’hui est un grand jour, car en ce jour, je vais vous dévoiler ma recette secrète de pâton « tout usage » hyper facile voire inratable.

Revenons en arrière pour bien comprendre. L’année dernière j’étais encore incapable de réussir une jolie pâte à tarte ou tout autre pâton à coup sûr. J’avais l’impression que ce genre de cuisine faisait partie d’une discipline hautement scientifique que je ne parviendrais pas à maîtriser avant des années. Mais ça c’était avant, avant l’élaboration de ce pâton de base sans produits animaux « magique » qui m’a permis d’aller de l’avant dans ma confection de tartes et pâtes fourrées!

Depuis, j’ai fait du chemin, mais j’avoue que sans cette recette basique, je n’aurai probablement pas progressé avec autant de plaisir dans la voie des tartes 100% maison… et ç’aurait été trop dommage, n’est-ce pas? Alors voilà, pour tous ceux qui ont du mal avec les pâtes maison, je ne vous comprends que trop bien alors voici mon petit coup de pouce, enjoy!

Ingrédients :

150 g de farine de blé bise

85 ml d’eau tiède

2 cac de levain déshydraté

2,5 cac d’huile d’olive

1/2 cac de sel fin

Préparation :

Dans un saladier, mélanger le levain à la moitié de l’eau tièdie. Laisser reposer une dizaine de minutes.

Ajouter la farine et commencer à mélanger en versant le reste de l’eau. Ajouter ensuite 1,5 cuillère à café d’huile d’olive, puis le sel.

Amalgamer le tout, puis bien pétrir la pâte obtenue jusqu’à ce qu’elle soit souple et lisse et qu’elle ne colle plus aux doigts. Ramasser la pâte en boule, la déposer dans un récipient (genre saladier de préférence) et l’enduire avec l’huile d’olive restante.

Recouvrir d’un torchon humide et laisser lever dans un endroit tiède environ 1h30 ou jusqu’à ce que la pâte ai quasiment doublé de volume. La durée de levage dépendra de différents paramètres, le principal étant la température.

Fariner l’espace de travail et y déposer le pâton. Abaisser la pâte sur l’épaisseur désirée avec l’aide d’un rouleau à pâtisserie en n’hésitant pas à la parsemer de farine pour éviter que cela ne colle.

Former ou remplir la pâte comme désiré puis déposer délicatement la préparation sur une plaque ou dans un plat préalablement fariné. Mettre au four de 10 à 45 minutes selon la recette.

 

Pâton basique vegan

Les différentes étapes pour former une pâte

Service :

Adaptez votre service à la recette choisie, faites marchez vos idées!

Astuces :

  • Les jours de grand froid, votre pâton sera content de lever près du système de chauffage. Si ce dernier n’est pas en marche, vous pouvez vous aider d’une boite contenant une lampe (un exemple ici), ou de votre four, pour cela préchauffez ce dernier à environ 40°C pendant 5 grosses minutes puis glissez-y votre pâte.
  • Selon vos envies et besoins (ou ce que vous avez dans vos placards), vous pouvez utiliser une autre sorte de farine et d’huile. Vous pouvez également ajouter un produit sucrant, des graines ou encore des épices. Une fois que vous maîtrisez les pâtons de base, vous verrez qu’il est très amusant d’adapter sa pâte selon les recettes.
  • Avec cette base, vous pouvez préparer des tartes sucrées ou salées, c’est d’ailleurs une manière particulièrement gourmande d’accommoder les restes. Elle remplacera à merveille les pâtes brisées dans toutes vos recettes, mais vous pouvez aussi confectionner de jolis pizzas, chaussons, friands et autres amuse-bouches fourrés. Votre imagination sera comme souvent la seule limite!
  • Cette recette permet aussi de réaliser des pains pita, ou de petites miches individuelles. Pour cela, il suffit de former ses pains après le levage puis de laisser lever à nouveau avant de mettre au four.
Différentes variations autour de la pâte à tarte

Différentes recettes autour du pâton de base sans produits animaux

  • Les pâtons peuvent se conserver quelques jours au réfrigérateur ou même être congelés. Si vous manquez de temps, pensez donc à l’opportunité (le week-end par exemple) d’en préparer une grande quantité à l’avance en multipliant les proportions pour ne les utiliser que plus tard  (en semaine par exemple…). Et rappelez-vous, cela prend du temps, toutefois, c’est extrêmement facile à réaliser.

Equilibre alimentaire :

Voilà des pâtes sans produits animaux, sans huile hydrogénée, sans additifs douteux, youhou!

Conseils verts :

Encore une fois une façon agréable de réduire les emballages, en plus tous les ingrédients peuvent facilement se trouver localement!

***

Entre nous :

Et vous, avez-vous des astuces « magiques » pour des pâtons faciles?

Quel est votre style de plat préféré avec une pâte de ce genre?

Yaourt Maison de Soja

Recette pour : 1 litre de préparation

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 2 minutes

Temps de fermentation : environ 8 à 12 heures

Yougourt de soja maison avec des amandesConcocter son propre yaourt, pour moi, c’est avant tout un plaisir, le plaisir de cuisiner bien sûr, mais aussi de comprendre ce que l’on mange. Dans le cadre de ma saga sur le soja, je ne pouvais donc pas passer à côté du yaourt de soja maison! Bien sûr il existe différentes manières de réaliser soi-même ses yaourts. Pour moi la solution la plus simple et présentant le meilleur rapport qualité / prix est indéniablement d’utiliser un yaourt de soja nature du commerce et du lait de soja nature (maison ou du commerce). C’est très économique et, soyez rassurés, c’est rapide, très facile à faire et vous n’avez même pas besoin de yaourtière!

Avant de commencer et pour en savoir plus sur le yaourt, je vous recommande de lire un très bon article bien construit par Sandrine du blog Végébon.

Ingrédients :

1 litre de lait de soja nature

1 cas de yaourt de soja nature

Préparation :

Avant de se lancer, il est très important de bien stériliser absolument tous les ustensiles et contenants qui seront utilisés pour confectionner les yaourts. Pour ce faire, il est possible de les submerger dans de l’eau et les ébouillanter une dizaine de minutes.

Faire chauffer le lait autour de 40°C (au moins 37°C et maximum 46°C). Lorsque l’on  possède un thermomètre, rien de plus facile, attention toutefois, cette température est atteinte rapidement. L’astuce le cas échéant est de porter à ébullition (sans laisser bouillir toutefois) une petite moitié du lait et d’y rajouter l’autre moitié froide.

Quand le lait est à bonne température, y ajouter une cuillère à soupe de yaourt et bien mélanger.

Déposer ensuite le lait dans les contenants choisis. Note : j’utilise des pots en verre, en général des pots de purées d’oléagineux, que je trouve bien pratiques, mais tout contenant non métallique (et de préférence pas en plastique…) convient.

La préparation doit alors fermenter au calme pendant plusieurs heures à température constante et tiède.
Note : pour ce faire, j’utilise la « boite à tempeh« , une simple boite en carton contenant une petite lampe et des feuilles d’aluminium pour garder la chaleur. On peut également utiliser une yaourtière (oui, puisque c’est étudié pour), une marmite ou machine à riz hermétiques contenant de l’eau chaude, un four, des boites en carton recouvertes de couvertures mises dans un endroit relativement chaud comme par exemple près d’un chauffage. A vous d’évaluer le matériel dont vous disposez.

Au bout de huit à douze heures, la préparation est fin prête. On le constate par la texture ferme et l’odeur de yaourt vraiment reconnaissable. Déposer alors les yogourts encore tièdes au réfrigérateur afin de stopper la fermentation!

Pour recommencer un cycle, il n’est pas nécessaire de racheter du yaourt du commerce. En effet, il suffit de prélever un peu de yaourt maison pour faire la prochaine tournée et ainsi de suite.  Selon différents paramètres (stérilité des ustensiles et contenants utilisés, constance de la température, bactéries présentes…), il est ainsi possible de réaliser 2 à 10 tournées à partir d’un seul yogourt du commerce.

Finalement, lorsque la préparation à du mal à prendre, si les yaourts précédents ont tourné ou si l’acidité se développe un peu trop à votre goût, il est alors judicieux de racheter un yaourt du commerce et de recommencer un cycle.


Yaourt de soja maison sans yaourtière

Yaourt nature de soja maison réalisé sans yaourtière


Service :

Dégustez vos yaourts comme vous l’entendez. Nature, accompagnés de fruits, confiture, votre extrait naturel préféré, cacao, caroube, produits sucrant, graines ou dans une recette élaborée, tout est permis!

Astuces :

  • Choisissez des produits de base bien frais et ne boudez pas la stérilisation des instruments. Les yaourts maison sont en général moins stables que ceux du commerce, leur durée de conservation est donc raccourcie. Toutefois ils se gardent sans problème 3 jours au réfrigérateur (et il m’est arrivé d’en conserver pendant une dizaine de jours sans altération constatée). Si un yaourt tourne, son odeur et son goût seront transformés, si vous avez un doute, ne le mangez pas!
  • J’utilise du lait de soja très basique et un yaourt que j’apprécie particulièrement (le Sojade nature en l’occurrence). Choisissez vous aussi un yogourt donc vous aimez la texture et le goût, les ferments utilisés et leur proportion variant d’un produit à l ‘autre. Vous pouvez bien sûr utiliser des laits de soja aromatisés, mais je déconseille d’ajouter soi-même des saveurs lors de la confection de yaourt. En effet, c’est une chance de plus de faire entrer une bactérie pas spécialement bienvenue dans l’équilibre de cette préparation et donc une occasion de se retrouver avec des yaourts au goût douteux ou carrément tournés.
  • Vous pouvez à loisir rajouter des artifices à vos yaourts maison au moment de les déguster. La limite n’est alors que votre imagination : lit de fruits et pourquoi pas en crumble, arômes divers, céréales ou grains, produits sucrants de votre choix, à vous également les sauces originales au yaourt, etc. Enfin, sachez que cette préparation remplace aisément les yaourts au lait de vache dans toutes les préparations sucrées et salées.

Equilibre alimentaire :

Comme le souligne Végébon dans son article sur les yaourts, ils sont sont une excellente source de probiotiques sérieux atouts pour une bonne digestion et alliés de l’immunité.

Comme toujours, diversifier son alimentation est le meilleur conseil. Pour ceux qui consomment déjà beaucoup de soja, préférez d’autres yogourt végétaux et pour tous, variez régulièrement.

Conseil vert :

En plus d’être économique, cette solution est écologique! En réalisant vous même vos yaourts, vous évitez transports et emballages inutiles.

Pour aller plus loin dans l’attitude « verte », les solutions de fermentation dans des boites ne demandant pas ou peu d’énergies sont à conseiller. Et enfin, veillez à utiliser des produits contenant du soja cultivé le plus près de chez vous que possible.

***

Entre nous :

Comment préférez-vous déguster vos yaourts?

Quelle est votre petite astuce pour garder un bon environnement durant la fermentation?

Tempeh Maison

Recette pour : plus de 500g de tempeh

Temps de cuisson : 45 minutes

Temps de trempage : 12 à 48h

Temps de fermentation : de 18 à 30h

Tempeh maison

Tempe… kesukaanku! Pardon, je commence l’article en divaguant, c’est dire que le tempeh, comme je viens de le dire en indonésien, c’est « ma préférence à moi ». J’ai découvert  cet aliment à base de fèves de soja fermentées alors que je vivais dans l’archipel indonésien il y a quelques années et depuis son goût me hante. Là-bas il s’en trouve partout, on cuisine cette espèce de fromage de soja de mille façon et c’est tout simplement un délice.

En France, c’est un peu plus compliqué, je n’ai trouvé qu’une marque qui le commercialise et à un prix relativement haut pour un produit de bonne qualité, mais pas exceptionnel comme ceux que j’ai pu goûter en Asie. Je zieutais depuis un moment les sites donnant différentes recettes de tempeh maison, mais j’avais un peu peur de me lancer, ça avait l’air affreusement compliqué et je ne me sentais pas de taille. J’ai donc appelé mon bien aimé à la rescousse et il a répondu présent, si bien qu’il a même rapidement pris en charge les opérations!

En Indonésie, traditionnellement, le soja était fermenté à température ambiante grâce à des feuilles d’hibiscus porteuses de souches de rhizopus oligosporus (entre autre…) , le tout emballé dans des feuilles de bananier.

Chez les Pigut, pour débuter, nous nous familiarisons avec la méthode occidentale qui consiste à  se procurer du ferment en poudre « prêt à l’emploi » et l’ajouter au soja avant de laisser fermenter dans un incubateur. (Nous avons eu la chance de recevoir un échantillon gratuit du ferment nécessaire grâce au site TempehInfo.) Cette méthode facile vous permet de vous offrir du tempeh pour un prix de 2,5 à 5€ le kilo (il se vend à plus de 15€ le kilo en France).

Parce que Mr. Screugneugneu aime vraiment faire le tempeh et parce qu’un article entièrement écrit par moi aurait été ponctué de beaucoup trop de « c’est tellement bon », « succulent » et autres « j’adore » idiots, c’est l’homme de la maison qui s’est collé à la partie technique! Et vous allez voir, je ne dis pas ça parce qu’il est mon autre préférence à moi, mais… il explique bien! Alors ne fuyez pas devant la taille du texte, vous allez tout comprendre et pouvoir tenter vous-même l’expérience très facilement.

Ingrédients :

300g de fèves de soja jaune décortiquées

1/2 à 1 cac de ferment Rhizopus oligosporus

Préparation :

Le tempeh est un aliment fermenté facile à produire, qui demande bien moins de rigueur, de surveillance et de conditions favorables que la création du yaourt ou du levain par exemple. Les indonésiens font du tempeh depuis au moins trois siècles dans des feuilles de bananiers, sans incubateur, sans moyen de contrôler la température et surtout sans se prendre la tête… ce qui est un maître mot en Indonésie. Vous trouverez sur le net différentes méthodes de fabrication du tempeh, avec des échelles de températures qui peuvent varier et une rigueur plus ou moins grande dans la préparation. Voici la méthode utilisé par les Pigut, c’est simple, c’est efficace et le résultat est super bon.

Fabrication de l’incubateur et du récipient à tempeh :

« Fabrication » est un terme un peu galvaudé dans notre cas. La température d’incubation devant se situer grosso-modo entre 28 et 33°c, nous n’avons pas dû avoir recours à un grand travail d’isolation. Une simple boite en carton de 40cm de long par 30cm de large et 25cm de haut, dont nous avons tapissé l’intérieur de papier alu (côté brillant apparent) et dans un coin de laquelle nous avons placé une ampoule de 25w suffit (une bête ampoule à l’ancienne car il faut que ça chauffe, c’est le but… les ampoules économiques, à LED, etc. ne chauffent pas suffisamment). Le cable d’une vieille lampe a été utilisé (si vous n’avez pas de lampe inutilisée à employer, vous trouverez votre bonheur dans les magasins de seconde main). Cette boite permet d’atteindre sans aucun isolant et sans  prêter attention à son étanchéité toute relative une température de 30°c, ce qui est suffisant. En la recouvrant simplement d’un manteau ou d’une couverture, nous avons mesuré une température de 37°c, ce qui pourrait la rendre utile pour d’autres types d’incubation.

Fabrication Boite et Incubateur

Récipient et incubateur nécessaires à la fabrication de tempeh maison

Contrairement à l’immense majorité des méthodes qu’on trouve sur le net pour faire son propre tempeh, nous avons décidé d’utiliser pour l’incubation un récipient solide réutilisable plutôt que les films plastiques ou les sacs congélation qui sont généralement préconisés, … Saviez-vous qu’on produit chaque jour dans le monde suffisamment de plastique pour recouvrir la surface du Texas? Nous utilisons donc une boite de bonbons (rassurez-vous, les Pigut n’en furent pas les consommateurs) ronde, en plastique, d’environ 25 cm de diamètre et 6 cm de haut, dans laquelle nous avons percés à intervalles réguliers d’1 cm des trous à l’aide d’une punaise. Les trous font environ 1,5 mm de diamètre, ce qui nous semble le minimum. En effet, le tempeh a besoin de respirer durant son incubation! Des trous plus petits ou moins nombreux ne seraient pas suffisants. Les trous sont faits sur chacune des parois : côtés, dessus et dessous. En effet, le récipient ne sera pas posé sur le fond de la boite en carton mais sur une grille afin de favoriser une bonne aération. Chez les Pigut, une grille sur laquelle sont habituellement déposés le pain ou les gâteaux fraîchement sortis du four convient parfaitement. Vous pouvez bien sûr utiliser n’importe quelle boite plastique, en veillant simplement à ce qu’elle ne soit pas trop haute… une hauteur de 3 à 5 cm pour votre pâté de tempeh semble idéale. Il se peut que la fermentation puisse moins bien se produire s’il devait être plus haut (nous n’avons pas essayé).

Les différentes étapes de la fabrication du tempeh :

  1. Trempage (12h)
  2. Cuisson (30-60 min)
  3. Séchage (10 min)
  4. Refroidissement (30 min)
  5. Ajout du ferment
  6. Incubation (20 – 72 heures)

Le tempeh se fait à partir de graines de soja grossièrement broyées et dépelliculées. Nous les achetons telles quelles, mais il est aussi possible de les acheter entières et de les dépelliculer vous-même.

Trempage

Rien de spécial à signaler au sujet de cette étape, il s’agit simplement de laisser les grains immergés une douzaine d’heures dans de l’eau, comme on le fait pour toutes les légumineuses.

Fêves de SojaCuisson

Evacuer l’eau de trempage et faire cuire les grains de soja dans une nouvelle eau, à température d’ébullition pendant  30 à 60 minutes. Ajouter dans l’eau de cuisson 2-3 cuillères à soupe de vinaigre.

Séchage

Cette étape est importante. En effet, lors de l’incubation le taux d’humidité est  un des facteurs déterminant le résultat final, comme nous le verrons plus tard. Il s’agit donc ici d’évacuer l’eau de cuisson et de laisser les grains dans la casserole quelques minutes à feu moyen afin de faire évaporer l’excès d’humidité.

Ajout du ferment

Une fois le feu éteint, attendre que la température des grains redescende à environ 35°c (cela peut prendre environ une demi heure) et saupoudrer uniformément le ferment en poudre. Bien mélanger avec une cuillère propre pendant au moins 1-2 minutes. Une bonne répartition du ferment est importante.

Incubation

C’est durant cette étape que tout se joue! Placer vos grains de soja dans la boite en plastique dont nous avons parlé plus haut. Théoriquement, il faut bien presser les grains de soja. Voyez ceux-ci comme des briques, et le champignon qui va se développer durant l’incubation sera le ciment qui les liera ensemble. Si les grains sont trop éloignés les uns des autres, le tempeh risque de s’effriter. C’est principalement pour cette raison que les indonésiens utilisent des feuilles de bananiers, et les occidentaux des films plastiques pour l’enrobage… car ça facilite le pressage. En réalité, une grande rigueur n’est pas requise. Nous veillons simplement à ce que les grains emplissent bien la boite de bord à bord, et nous les pressons ensuite par le haut avec le fond d’une autre boite légèrement plus petite  que celle utilisée. Nous refermons ensuite la boite. Vous noterez que le couvercle ne presse pas le dessus des grains… en fait ce n’est pas important. Notre tempeh sera très solide!

Pressage du tempeh avant l'incubation

Pressage des fêves de soja avant l'incubation

La boite en plastique est placée dans l’incubateur, sur la grille mentionnée plus haut afin de faciliter la ventilation. Deux paramètres à surveiller quelque peu au cours de l’incubation : le taux d’humidité et la température. Concernant cette dernière, nous profitons de l’outillage électronique performant de M. Screugneugneu (en fait, un multimètre premier prix). Ce genre d’appareil que chaque ménage devrait posséder (dixit Mr. Screugneugneu) permet de mesurer des courants, tensions, résistances, fréquences, détecter des courts-circuits, etc. et aussi de mesurer des températures de manière quasi instantanée et sur une large plage à l’aide de différentes sondes qu’on peut y adjoindre. Plutôt que de mesurer la température qui règne dans l’incubateur, nous utilisons la finesse de la sonde pour faire passer celle-ci dans un des trous d’aération et mesurer celle qui règne dans la boite en plastique… vous allez comprendre pourquoi.

Lorsque vous placez les grains dans l’incubateur, il faut amener la température du futur tempeh entre 28 et 33°c afin d’amorcer la réaction. Mais assez rapidement, le processus de fermentation commence à dégager sa propre chaleur, si bien qu’il n’est plus nécessaire que l’ampoule continue à chauffer l’incubateur. Généralement, après 4-5 heures d’incubation nous ouvrons de plus en plus le dessus de la boite afin d’évacuer l’excès de chaleur. Après 8-10h d’incubation, on éteint carrément l’ampoule! En effet, le tempeh en formation se crée suffisamment de chaleur pour continuer à fermenter tout seul. Nous le laissons faire ainsi pendant encore 10 à 24h. Sachant que la première cause de ratage d’un tempeh est un excès de température, il est aisé de comprendre qu’en plaçant simplement le thermomètre dans l’incubateur, on ne pourrait savoir  à quel moment le tempeh commence à dégager sa propre chaleur et en quelle quantité, risquant donc de trop lui en apporter. Si vous ne possédez pas de multi-mètre, je vous encourage à utiliser un thermomètre électronique de cuisine dont vous placerez la sonde dans la boite. Au pire, un simple thermomètre d’intérieur fera l’affaire mais sera moins pratique. A vous de voir en fonction de la configuration de votre installation… l’important étant nous semble-t-il de mesurer la température du tempeh et non celle qui règne dans l’incubateur.

Tempeh maison en phase d'incubation

Tempeh maison en phase d'incubation

Concernant le taux d’humidité :  il dépendra de l’humidité régnant chez vous et de celle que vous aurez laissée après cuisson des grains de soja.  Nous le contrôlons de manière empirique… Un tempeh trop sec aura tendance à être cassant, mais un tempeh trop humide aura tendance à développer de la « mauvaise » moisissure au cours de son développement (voir ci-dessous). Chez nous, la seule manipulation à faire est d’éponger avec un chiffon bien propre la condensation formée sur le couvercle du récipient en plastique lorsqu’elle devient manifestement excessive. N’ayez pas peur que votre tempeh prenne un coup de froid lors de l’ouverture (idem si vous devez ouvrir pour y mettre un thermomètre), le tempeh en formation ne réagit pas de manière fragile comme une pâte en train de lever, par exemple…  En effet, une fois la réaction de fermentation lancée, elle est capable de s’auto-entretenir et de remonter en température toute seule de manière très impressionnante, comme vous vous en rendrez rapidement compte. Ca n’étonnera pas les biologistes qui nous lisent, mais pour un béotien c’est stupéfiant à observer.

Comment savoir que votre tempeh est prêt?

Le champignon qui se développe est blanc et, sur le dessus de notre tempeh qui n’est pas en contact direct avec la boite il développe carrément un aspect cotonneux. Il va pousser entre les grains de soja et recouvrir complètement le bloc de tempeh. La première fois que vous faites votre propre tempeh, vous pourrez être surpris de la quantité de champignon qui se forme par rapport au tempeh acheté dans le commerce. Sur le dessus, la couche cotonneuse est de 3-5mm d’épaisseur, avec des filaments pouvant atteindre 1 cm de long. N’en soyez pas dégoûté : c’est parfaitement inoffensif, digeste et ça a bon goût! Il peut également y avoir un peu de noir, généralement des petits points. Aucun danger de ce côté là non plus; ça fait partie intégrante de ce qu’est le tempeh. Ce n’est que si vous avez du noir de manière abondante, ou des champignons d’autres couleurs, qu’il faudra vous méfier et simplement retirer les parties atteintes. Au niveau de l’odeur, un bon tempeh dégage une odeur douce très agréable, quelquefois fruitée, d’autres fois rappelant l’odeur du bois ou des noix. Si au contraire l’odeur vous agresse, vous rappelle celle du vinaigre… n’hésitez pas à jeter votre tempeh et à recommencer, en veillant bien à ce que votre tempeh n’ait pas trop chaud et ne soit pas trop humide.

Votre tempeh devrait déjà être prêt autour de 24h d’incubation. C’est-à-dire qu’il devrait avoir déjà développé une quantité impressionnante de champignon et tenir en un beau bloc bien ferme dans lequel vous pourriez facilement découper des tranches. Vous aurez alors un tempeh assez doux en goût. C’est celui que je préfère. Vous pouvez le laisser incuber plus longtemps : 6h, 12h voir 24h de plus, afin qu’il développe des saveurs plus franches.

Tempeh maison prêt à être consommé

Tempeh maison prêt à être consommé

Lorsque vous décidez d’interrompre la fermentation, il faut placer le tempeh au frigo. Vous l’aurez compris, une fois le champignon dans sa lancée, rien ne peut l’arrêter si ce n’est la contrainte de faire un petit somme à basse température…

Quelques liens pour en savoir plus :

  • Et si vous voulez vraiment en savoir beaucoup plus, voici The Book of Tempeh, une bible de 160 pages sur le sujet!
  • Pour Commander votre « tempeh starter » (poudre prête à l’emploi), faites un tour ici pour l’Europe (vous trouverez également des recettes et pleins d’idées sur ce site). Vous en trouverez ici ou , ou encore depuis l’Amérique.

Service :

  • Le tempeh au goût incomparable peut se déguster tel quel ou bien être mariné, sauté, grillé, cuit à la vapeur, fumé, frit, on peut le découper en petits morceaux ou en grosses tranches selon ses goûts, il sublimera tous vos plats préférés, il est à l’aise dans un sandwich, avec des céréales,  accompagné de crudités, dans un plat en sauce…
  • Pour les débutants qui auraient du mal à se faire au goût du tempeh, une manière rapide, simplissime et délicieuse de l’accommoder consiste à le faire revenir à la poêle quelques minutes avec un peu de sauce soja (salée ou sucrée) ou bien de produit sucrant (sirop d’agave, d’érable, sucre de canne…), vous m’en direz des nouvelles!
Plats comportant du tempeh maison

Idées de différentes recettes avec du Tempeh

Astuces :

  • Le tempeh maison se conserve au moins une semaine au réfrigérateur.
  • Le tempeh peut être également réalisé avec d’autres céréales, de l’okara (reste de préparation de lait végétal) et peut même contenir des fruits ou légumes.
  • Prochaine étape, expérimenter encore la fermentation et tenter notre propre culture de rhizopus!

Equilibre alimentaire :

Véritable bombe de protéines, le tempeh est également riche en vitamines et minéraux. La fermentation du soja favorise sa digestion, et a pour effet de diminuer grandement les propriétés anti-nutritionnelles des céréales.

Conseil vert :

En réalisant votre tempeh maison et en choisissant une boîte réutilisable, vous réduisez le nombre d’emballages utilisées. Si vous avez de grandes feuilles non toxiques comme celles du bananier sous la main, n’hésitez surtout pas à les utiliser pour entourer le tempeh lors de sa fermentation!

***

Entre nous :

Saviez-vous qu’il était si facile de réaliser son tempeh maison?

Quels produits fermentez réalisez-vous?

Et vous comment aimez-vous votre tempeh, quelle est votre recette préférée?

Tofu Soyeux & Simili Fromage Blanc de Soja

Recette pour : 1 bol de préparation

Temps de préparation : 2 minutes

Temps de cuisson : pas de cuisson

Temps de repos : 12 à 24h

Tofu soyeux & Fromage blanc de soja

Je me sens d’humeur généreuse aujourd’hui alors je vous propose non pas une mais deux recettes à base de lait de soja coagulé, en plus elles sont extrêmement faciles. Merci qui?

Nous verrons tout d’abord comment réaliser un tofu soyeux maison. Cette préparation à la consistance « flasque » est célèbre chez les végétariens parce qu’elle permet de réaliser facilement (entre autre) de délicieuses crèmes dessert. J’ai expérimenté différentes manières de la confectionner, la recette la plus facile est aussi selon moi celle qui a la consistance la plus adaptée, ça tombe bien! C’est donc celle-ci que je vous propose ici.

Ensuite, nous verrons une recette que j’ai découvert par hasard en oubliant de mettre ma préparation de tofu soyeux au réfrigérateur! Cette recette imite parfaitement le goût et la texture du fromage blanc et s’utilise de la même façon. Etre tête en l’air a parfois du bon!

Tofu Soyeux

Ingrédients :

25 cl de lait de soja maison (ou du commerce)

2 cac de citron (ou vinaigre blanc)

Préparation :

Dans un bol, verser le lait de soja légèrement tiédi.

Ajouter le jus de citron et mélanger.

Couvrir et laisser reposer environ 24 heures au réfrigérateur.

Service :

  • Le tofu soyeux peut être utilisé dans de nombreuses préparations, il est parfait dans la mousse au chocolat, mais permet aussi de réaliser toute sorte de desserts et d’entremets. On peut imaginer diverses crèmes aux fruits ou aux légumes et il peut aussi entrer dans la composition de tartes ou gâteaux légers.
  • Il se conserve au réfrigérateur pendant quelques jours.
Utilisations du tofu soyeux

Crème de carotte au cumin & Mousse au chocolat vegan

Astuces :

  • Choisissez votre coagulant en fonction du plat que vous souhaitez réaliser. A la place du citron, vous pouvez par exemple utiliser d’autres agrumes ou du vinaigre de vin ou de cidre. Rappelez-vous que votre tofu soyeux sera fortement marqué de la saveur du coagulant utilisé.

Equilibre alimentaire :

Le tofu, c’est comme tout (ou presque tout), pas la peine d’en abuser! Pour en savoir plus sur le soja, c’est par ici!


Simili Fromage Blanc

Ingrédients :

25cl de lait de soja maison (ou du commerce)

2 cas de jus de citron (ou autre agrume)

Préparation :

Dans un bol, verser le lait de soja froid.

Ajouter le jus de citron et mélanger.

Couvrir et laisser reposer au moins 2 heures et jusqu’à 24 heures à température ambiante.

Service :

  • Il se conserve au réfrigérateur pendant quelques jours.
  • Ce simili s’utilise exactement comme le fromage blanc.
Utilisations du fromage blanc de soja

Pomelo au fromage blanc & Tzatziki au poireau cru

Astuces :

  • Vous pouvez varier les plaisirs en utilisant d’autres agrumes à la place du citron selon la façon dont vous avez prévu de déguster votre simili fromage blanc. Attention, le vinaigre n’est pas ici une idée excellente, son goût trop marqué ne rend pas service à cette recette fraîche et légère.
  • Cette préparation peut être mangée telle quelle, ou additionnée d’un produit sucrant, de fruits, de confiture, d’épices ou d’oléagineux pour un délicieux petit déjeuner, un goûter frais ou un dessert léger. Vous pourrez aussi élaborer de délicieux tzatziki (au poireau par exemple) et autres entremets salés. Ce fromage blanc qui n’en est pas peut aussi être utilisé dans des recettes de gâteaux.

Equilibre alimentaire :

Ce simili fromage blanc n’est pas fermenté comme l’original mais simplement coagulé, les propriétés ne sont donc pas les mêmes.

***

Entre nous :

Saviez-vous qu’il était si facile de réaliser du tofu soyeux? Aviez-vous déjà imité le fromage blanc?

Et vous comment utilisez-vous le tofu soyeux, quelle est votre recette préférée?

Tofu Ferme Maison

Recette pour : environ 100g de tofu

Temps de préparation : 30 minutes

Temps de cuisson : 45 minutes

Temps de trempage : 24 à 48h

Tofu Ferme Maison

Le tofu ferme, au goût neutre est un aliment très intéressant à manier en cuisine. La recette que je vous propose aujourd’hui se veut volontairement facile, basique et réalisable sans matériel spécifique. Cette préparation 100% maison à partir de graines décortiquées demande un peu de temps et d’attention, mais l’enchantement de voir la chimie entre les éléments opérer et la récompense de déguster son propre tofu réalisé de ses propres petites mains apporte un plaisir non quantifiable!

Ingrédients :

150g de fèves de soja jaune décortiquées

1l d’eau

1 ½ cac de nigari

Préparation :

Faire tremper les fèves pendant 24h à 48h (en changeant l’eau chaque jour). Jeter l’eau de trempage et bien rincer le soja.

Mettre les fèves dans un blender avec l’eau tiédie et mixer. Lorsque c’est bien mixé, verser dans une casserole.

Porter à ébullition et laisser cuire au moins 30 minutes, surveiller la cuisson pour éviter tout débordement. On peut écumer régulièrement afin de limiter ces débordements.

Retirer du feu, laisser refroidir et filtrer la prépration à traver une passoire très fine ou un linge à mailles fines. Le liquide est ainsi séparé de l’okara, des résidus utilisables dans d’autres recettes.

Ajouter au liquide obtenu le nigari préalablement dilué dans un peu d’eau froide.

Remuer, le lait commence à cailler, ajouter au besoin du nigari si la coagulation ne se passe pas bien. Au bout d’un quart d’heure environ, le liquide et le solide sont bien séparés.

Recouvrir d’un linge propre très fin (une mousseline, une mousticaire ou tout linge à maille serrée) une passoire. Passer la préparation à traver la passoire en laissant refroidir, le linge va retenir le caillé.

Tordre le linge pour retirer un maximum d’eau (éviter cette étape pour obtenir un tofu à la texture peu ferme).

Tofu ferme en cours de préparation dans son linge

Tofu ferme en préparation dans son linge

Lorsque l’eau a été évacuée, envelopper le caillé dans le linge en repliant les bords afin de donner forme au tofu.

Pour le raffermir, mettre le tofu sur une assiette et poser un poids dessus (une casserole fera l’affaire). Après 10 mn, retourner le pain de tofu et déposer à nouveau le poids pour au moins 10 mn.

Note : il existe des petites boites percées de trous surmontée d’un couvercle qui permettent de donner sa forme au tofu tout en évacuant l’eau, il est d’ailleurs possible d’en fabriquer soi-même.

Laisser refroidir dans de l’eau froide au réfrigérateur pendant au moins une heure.

Service :

  • Le tofu se conserve quelques jours au réfrigérateur, immergé dans de l »eau à changer régulièrement.
  • Il existe des milliers de façons de cuisiner le tofu, frit, mariné, sauté, mixé tout est possible! Vous trouverez ici un exemple délicieux de tofu sauté, d’autres recettes de Pigut vous aguilleront (cliquez sur les recettes conseillées en fin d’article) et vous découvrirez facilement beaucoup d’autres idées sur internet.
Idées simples pour cuisiner le tofu

Deux façons différentes mais simples de cuisiner le tofu

Astuces :

  • On sait qu’il est facile de mariner voire de faire macérer le tofu pour lui donner du goût. Avec le tofu maison il est également possible d’intégrer directement des herbes, épices ou graines, etc. à la préparation pour lui donner le goût que vous aimez.
  • Vous pouvez à loisir augmenter la proportion de graines dans l’eau. Il est également facile de jouer avec la consistence de votre tofu lors des dernières étapes de la fabrication. Lors du filtrage, plus on évacue d’eau et plus le poids est ensuite laissé longuement sur le pain de soja, plus ce dernier sera ferme, et inversement. Pour un tofu vraiment plus liquide, esayez la recette du tofu soyeux.
  • Pour les pressés, la recette est évidemment possible avec 1l de lait de soja et du nigari. On fait alors simplement bouillir le lait de soja, puis on le laisse refroidir quelques minutes. On ajoute environ 1 1/2 cac de nigari préalablement dilué dans un peu d’eau froide et on continue la recette comme indiqué plus haut, rapide!

Equilibre alimentaire :

Le tofu, c’est comme tout (ou presque tout), pas la peine d’en abuser! Pour en savoir plus sur le soja, c’est par ici!

Conseil vert :

  • N’hésitez pas à réutiliser l’okara dans vos recettes. Il peut compléter une préparation de gâteaux, de pâtes, de soupes, de purées, de galettes végétales sucrées ou salées, faites marcher votre imagination!
  • Gardez le petit lait obtenu lors du filtrage du caillé il peut servir pour la cuisson d’autres aliments, ou bien comme base de soupe.

***

Entre nous :

Saviez-vous qu’il était si facile de réaliser son tofu maison?

Et vous comment aimez-vous votre tofu, quelle est votre recette préférée?

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