Confitures & Gelées
Confiture de Courge Patidou Citronnée
Recette pour : 2 pots de confiture
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : plus d’une heure
De toutes les courges, j’avoue que j’ai une petite préférence pour celle que l’on appelle joliment sweet dumpling ou patidou. Très versatile, on peut la manger aussi bien crue que cuite, en version salée comme sucrée. Bref c’est un pur bonheur pour les papilles!
L’idée d’en faire une confiture m’est venue en confectionnant des pots de crème de châtaignes que pourrais manger sans compter. Il faut savoir que décortiquer des châtaignes peut-être un exercice de longue haleine, je me suis donc dit que ça voudrait le coup de tenter le même genre de recette avec de gros légumes-fruits de saison, les courges. Pourquoi des courges vous demandez-vous peut-être? Simplement parce que leur goût rappelle le fruit du châtaigner mais qu’elles sont bien plus faciles à cuisiner que ce dernier.
J’ai évidemment opté pour la patidou qui a pour moi le goût se rapprochant le plus de celui de la châtaigne. Je pensais réaliser une préparation légèrement vanillée typique de la crème de marron que j’aime tant. Et puis en cours de recette, je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer d’autres saveurs (oui je suis incorrigible…). J’ai finalement opté pour un arôme de citron avec une pointe de gingembre. Personnellement, je ne regrette absolument pas ce revirement d’envie car le résultat est à tomber!
Ingrédients :
1,3kg de courge patidou (soit environ 2 courges et 1kg de chair cuite)
600g de sucre de canne
150ml d’eau
1 citron
1 cac de gingembre moulu (ou frais râpé)
Préparation :
Découper en quartiers et épépiner les courges. Cuire dans une casserole d’eau ou bien à la vapeur une petite demi-heure jusqu’à ce que la chair soit bien molle. Egoutter en réservant 150ml d’eau.
Séparer la chair de la peau (la cuisson facilite l’opération) et la réduire en purée avec 100ml de l’eau préalablement réservée. Un mixer peut s’avérer utile ici, mais un écrase purée ou même une fourchette peut également faire l’affaire. Le mixer permet simplement d’obtenir une consistance très onctueuse et sans morceaux.
Mettre les 50ml d’eau restante à bouillir avec le sucre jusqu’à ce que ce dernier soit fondu. Ajouter alors la purée de courge et mélanger. Ajouter le jus d’un citron et le gingembre, mélanger à nouveau.
Laisser cuire à feu moyen pendant environ 30 minutes ou jusqu’à l’épaississement de la préparation. Pour s’assurer qu’une confiture a bien pris, en déposer une goutte sur une assiette froide, si la goutte se fige, c’est prêt, sinon poursuivre la cuisson.
Verser immédiatement la préparation encore chaude dans des pots préalablement stérilisés et refermer. Laisser refroidir le pot à l’envers en le posant sur son couvercle.
Service :
- Cette délicieuse confiture fera merveille sur une tartine de bon pain, une crêpe, une galette de riz ou ce qui vous passera par la tête (et sous la main). Elle peut également entrer dans la préparation de gâteaux et de tartes.
Astuces :
- Les courges sont très difficiles à découper à cru. Munissez-vous d’un bon couteau pour les couper en 4. Si vous n’y parvenez pas, déposez les entières dans l’eau bouillante et laissez cuire un peu plus longtemps. Cuites, elles se laisseront facilement découper, peler et épépiner.
- Pensez à adapter cette recette à votre goût et à ce que vous avez à votre disposition. Variez les arômes, laissez s’exprimer vos envies!
- Vous pouvez vous amuser à laisser des morceaux de courge non mixés ou à incorporer des agrumes confits (des écorces d’oranges par exemple) dans votre recette.
Equilibre alimentaire :
- Les courges patidou sont peu caloriques tout en apportant de nombreux minéraux, avec leur délicat goût de châtaigne, il n’y a aucune raison de les bouder.
- Cette préparation maison contient moins de sucre que les confitures classiques. Vous pouvez aussi remplacer totalement le sucre par un autre produit sucrant comme le sirop d’agave par exemple (en divisant le poids par deux environ), notez toutefois que votre confiture se conservera moins longtemps.
Conseil vert :
- Lorsque vous épépinez vos courges, ne jetez pas vos pépins, gardez-les puis lavez-les. Vous pourrez les déguster tels quels après les avoir laissés séchez ou les faire revenir avec vos épices préférées.
***
Entre nous :
- La confiture de courge, vous avez déjà essayé?
- Quels parfums auriez-vous envie d’associer à la courge patidou?
Crème de Châtaignes (ou de Marrons)
Recette pour : 2 petits pots de confiture
Temps de préparation : plus d’une heure
Temps de cuisson : plus d’une heure
Crème de marrons… mmmh! Je n’ai pas le souvenir d’en avoir mangé tant que ça au cours de ma vie, pourtant rien que l’évocation de ce nom provoque toujours chez moi une certaine dose d’émotions! La beauté de l’Ardèche, l’odeur des arbres, le goût délicat des châtaignes, l’enfance, ahhh quel concentré de bonheur que cette confiture bien particulière. Imaginez ma joie lorsque m’installant dans un petit coin entouré de châtaigniers j’ai réalisé que j’allais pouvoir confectionner cette merveille moi-même!
Pour ceux qui n’ont jamais bien saisi le micmac entre le marron et la châtaigne, voici l’explication.
La châtaigne, fruit du châtaignier, est comestible. On la reconnait facilement grâce à la petite queue qui termine chaque fruit, ainsi qu’à l’enveloppe ou bogue qui l’entoure, celle-ci est recouverte de longs piquants fins (qui font mal!).
Le marron d’inde, graine du marronier commun, n’est pas comestible. On l’identifie par sa bogue ornée d’épines épaisses, petites et dispersées.
Mais alors pourquoi dit-on que l’on mange des marrons? C’est là que la confusion a souvent lieu. On appelle également marrons les grosses châtaignes rondes dont la seconde peau ne divise pas l’amande en deux (note : sous la bogue se trouve une première peau solide puis une deuxième peau très fine), on dit qu’ils sont non cloisonnés. Ces marrons, considérés comme le modèle de luxe des châtaignes sont très prisés.
La crème de marrons a vu le jour en Ardèche à la fin du 19e siècle alors qu’un fabricant industriel de marrons glacés cherchait à réutiliser les petits « râtés » de sa productions. Depuis la « crème de marrons de l’Ardèche » (marque déposée depuis 1924 officiellement) est appréciée à travers tout le pays. C’est une version maison simplifiée mais tout aussi délicieuse que nous je vous propose aujourd’hui, vous pouvez la préparer avec les estimés marrons ou avec de jolies châtaignes comme je le fais.
Ingrédients :
500g de châtaignes décortiquées (soit environ 700g de fruits entiers)
350g de sucre brun
15 cl d’eau
1 à 2 cac d’extrait de vanille
Préparation :
Deux choix stratégiques (équivalents au niveau du temps) s’offrent à vous pour décortiquer les châtaignes, vous pouvez les ouvrir avant ou après la cuisson. Dans les deux cas, soyez assuré qu’une bonne dose de patience vous sera nécessaire.
Si vous décidez de les ouvrir avant la cuisson (dans ce cas : réutilisation de l’eau de cuisson dans la préparation de la confiture) :
A l’aide d’un casse-noix (ou de vos dents, si si ça marche sans mal, mais vous risquez de rapidement vous lasser…) décortiquer les châtaignes avant de les faire cuire 1/2 heure recouvertes d’eau. Egoutter les fruits en gardant 15 cl d’eau de cuisson.
Si vous décidez de les ouvrir après la cuisson (dans ce cas : moins baignés dans l’eau, les fruits gardent toute leur saveur) :
Recouvrir les châtaignes d’eau et mettre à cuire pendant 45 minutes. Lorsqu’elles sont chaudes, les coques ramollissent et peuvent aisément être ouvertes à la main. L’astuce est donc de laisser les fruits dans l’eau chaude et de les sortir un à un afin de les ouvrir facilement.
Mixer les châtaignes, il est bon de noter que plus les morceaux seront petits, plus la confiture sera fine et vice-versa.
Mettre l’eau (eau de cuisson si vous avez choisi d’ouvrir les châtaignes avant qu’elles ne soient cuites) à bouillir avec le sucre jusqu’à ce que ce dernier soit complètement dissolu, soit au moins 5 minutes.
Ajouter ensuite les châtaignes mixées tout en en mélangeant bien, laisser cuire à feu doux pendant une vingtaine de minutes.
Ajouter l’extrait de vanille, touiller et arrêter la cuisson (pour utiliser des gousses de vanille, les incorporer au sucre en même temps que les châtaignes).
Verser immédiatement la préparation encore chaude dans des pots stérilisés et refermer.
Laisser refroidir le pot à l’envers en le posant sur son couvercle.
Service :
- Cette crème se conserve environ 6 mois avant ouverture, à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité. Elle est à ranger au réfrigérateur une fois ouverte.
- Cette préparation convient aux recettes salées comme sucrées. Elle fera merveille sur une crêpe (à la farine de châtaigne!), agrémentant une tarte, accompagnant un cake ou un petit biscuit. Elle peut également accompagner vos amuses-bouches ou samosas, du seitan, du tempeh ou autres plats salés.
Astuces :
- Faires des confitures avec les fruits que l’on vient de cueillir est un plaisir et un avantage incomparable. Mais pour ceux qui voudraient retrouver le goût de la crème de marron maison et qui n’ont pas la chance d’avoir accès à des châtaigners, vous pouvez utiliser des châtaignes congelées, l’avantage pour les paresseux c’est qu’elles sont déjà décortiquées.
- Les recettes exigent en général de retirer la 2e fine peau des châtaignes pour la confection de confitures. En effet, amère, on nous garanti un résultat très moyen en laissant cette peau. Curieuse et têtue, j’ai quand même tenté de préparer des pots en laissant cette petite robe (sauf lorsqu’elle se détachait d’elle même) et le résultat est juste délicieux, à vous donc de faire votre choix quant à l’enlever ou non.
- J’aime une crème bien épaisse, pour un résultat plus ou moins liquide, ajustez le temps de cuisson (sachant que l’eau s’évapore pendant la cuisson) ou ajoutez un tout petit peu d’eau au besoin.
- Fanas de châtaignes comme moi, résistez à la tentation de toutes les manger avant de les avoir mixées…
Equilibre alimentaire :
La châtaigne est très énergétique et riche en fibres. Elle a une forte teneur en potassium et fer ainsi qu’en magnésium, un véritable allié pour affronter l’hiver. Attention par contre, cette préparation contenant pas mal de sucre, il ne faut pas en abuser.
Conseil vert :
Le fait-maison, c’est moins de transport et moins d’emballage, je le répète encore et toujours!
***
Entre nous :
- Comment dégustez-vous les châtaignes?
- Quelle est votre astuce pour décortiquer les châtaignes?
Confiture de Cornouilles à la Fleur de Glycine
Recette pour : environ un pot de confiture
Temps de préparation : 1 heure (principalement dénoyautage)
Temps de cuisson : 40 minutes
J’ai découvert récemment le fruit du cornouiller mâle sur le blog de Mamapasta qui en a fait une confiture d’un rouge incroyablement séduisant! Et croyez-le si vous le voulez mais à quelques jours d’intervalle, il m’est arrivé la même histoire qu’elle, je roulais à vélo lorsque de magnifiques petites boules rouges ont attiré mon oeil… comme elle je n’avais pas de sac, mais contrairement à cette experte de la flore, je n’étais pas sûre d’avoir reconnu des cornouilles. Je suis donc rentrée chez moi faire de petites recherches sur le cornouiller, et, ravie d’être effectivement tombée sur l’arbre aux merveilles découvert chez Mamapasta, avec quelques sacs sous le bras et Mr. Screugneugneu à mes côtés, je suis retournée cueillir les fruits promis!
Les Pigut, comblés ont alors goûté ces drupes, pour découvrir avec une certaine fébrilité un goût unique de groseille acide ou plutôt de cerise… Après la cueillette ce jour là, des glycines m’ont également offert deux grappes de fleurs au goût subtile (inespéré!), j’ai donc décidé de les marier aux fruits fraîchement glanés dans des pots de confiture et je n’ai pas été déçue du résultat!
Par contre, avant de vous lancer, je me dois de vous prévenir! Vérifiez que vous êtes équipé d’une incroyable patience d’ange ou que vous avez LA technique pour dénoyauter vos cornouilles, parce que j’ai compté 30 minutes pour chaque portion de 250g de fruits… préparez-vous parce qu’il y a de quoi devenir irritable (mais promis, je suis restée calme, j’ai même trouvé apaisant de tremper mes doigts dans ces jolis fruits).
Ingrédients :
350 g de cornouilles
150 ml d’eau
100 g de sirop d’agave
50 fleurs de glycine
1 cas de jus de citron
Préparation :
Dans une casserole, déposer les cornouilles préalablement lavées, ajouter 75 ml d’eau et porter à ébullition.
Laisser cuire à feu doux pendant environ 15 minutes à couvert en surveillant la cuisson pour veiller à ce que les fruits n’accrochent pas.
Déposer la purée de cornouilles dans une assiette et écraser fermement les fruits afin d’en extraire les noyaux.
Ajouter 75 ml d’eau et mélanger pour que la chair se sépare du noyau en se délayant dans l’eau, retirer alors les noyaux de la purée (c’est un travail de longue haleine).
Verser la mousseline ainsi obtenue à nouveau dans la casserole et ajouter le jus de citron, le sirop d’agave et les fleurs de glycine.
Porter le mélange à ébullition et laisser prendre la confiture pendant quelques minutes.
Si le mélange semble beaucoup trop liquide, ne pas hésiter à « tricher » avec une demie cuillerée à café d’agar-agar, en gardant en tête que ce dernier ne fera complètement son travail de gélifiant qu’une fois le mélange refroidi.
Verser immédiatement la préparation dans un pot stérilisé et refermer à chaud.
Laisser refroidir en retournant le pot, puis retourner et conserver au réfrigérateur.
Service :
- Cette délicieuse confiture acidulée sera merveilleuse sur une simple tartine de pain éventuellement recouverte de purée d’amande, une crêpe, une galette de riz ou ce qui vous passera par la tête (ou sous la main). Elle peut également entrer dans la préparation d’un gâteau fruité ou de bonnes tartes.
- Cette préparation peut également tenir le rôle de chutney et accompagner originalement vos plats sucrés-salés exotiques, curry, tajines, samosas et autres amuses-bouches variés.
Astuces :
- Faites vos confitures avec des fruits de saison bien mûrs et si possible provenant directement de vos cueillettes!
- Il est exceptionnel de trouver des fleurs de glycine pendant la saison des cornouilles, utilisez donc les fleurs comestibles disponibles pour adapter cette recette!
- Si vous désirez garder vos confitures pour l’hiver, il est préférable d’utiliser du sucre à la place du sirop d’agave en veillant à doubler les proportions, ainsi elles se conserveront plus longtemps.
Equilibre alimentaire :
- Sans sucre, cette confiture a un index glycémique bas.
- Le sirop d’agave, sève de cactus concentrée, a un fort pouvoir sucrant, il permet donc de diviser par 1.5 voire 2 le volume de produit sucrant à utiliser dans les recettes. De plus, ce sirop est moins calorique que le sucre de canne.
Conseil vert :
- Le fait-maison, c’est moins de transport et moins d’emballage, je ne le répéterai jamais assez!
- Avis aux familles nombreuses ou aux très grands fans de ce délice, confectionnez-en une plus grosse portion à la fois au lieu d’en cuisiner plusieurs petites portions, vous économiserez ainsi de l’énergie.
***
Entre nous :
Connaissiez-vous le fruit du cornouiller mâle?
Etes-vous adepte des confitures acidulées?
Avez-vous déjà incorporé des fleurs dans vos confitures et gelées?
Connaissez-vous une technique efficace et rapide pour extraire les noyaux d’une préparation?
Confiture de Tomates Jaunes & Prunes aux Herbes Aromatiques
Recette pour : environ deux petits pots de confiture
Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes
Grâce au réseau de dons Freecycle, j’ai hérité de deux kilos de magnifiques prunes du jardin. Je dois vous avouer que la plupart ont été mangées telles quelles et très rapidement! Mais il m’en restait quelques unes et pour varier les plaisirs, je me suis dit que je pouvais les utiliser dans une petite recette maison. C’est là que j’ai réalisé qu’il était temps de matérialiser l’envie qui me trotte dans la tête depuis que les tomates jaunes juteuses et pleines de goût ont fait irruption dans ma vie… une exquise confiture!
J’avais déjà la base, deux généreuses tomates jaunes, une poignée de prunes, mais j’avais envie d’y ajouter une petite touche épicée. J’ai donc fait un tour sur mon super balcon-jardin et j’en suis repartie les mains pleines de menthe et de basilic. J’en était alors déjà persuadée, le résultat serait ce que l’on peut appeler couramment : une tuerie!
Ingrédients :
700g de tomate jaune
100g de prunes variées
300g de sirop d’agave
20 feuilles de menthe
15 feuilles de basilic
1 cac d’agar-agar
Préparation :
Découper les tomates et les prunes denoyautée en petits morceaux.
Hacher la menthe et le basilic.
Dans une grande casserole, déposer les fruits, la menthe et le basilic, puis le sirop d’agave.
Porter le mélange à ébullition à couvert, puis ôter le couvercle et laisser cuire une grosse demi-heure en surveillant la cuisson pour veiller à ce que les fruits n’accrochent pas.
En fin de cuisson, ajouter l’agar-agar et laisser bouillir 2 minutes. Si le mélange semble beaucoup trop liquide, forcer la dose d’agar-agar, mais il faut garder en tête que ce dernier ne fera complètement son travail de gélifiant qu’une fois le mélange refroidi.
Verser immédiatement la préparation dans un (ou plusieurs) pot stérilisé refermé à chaud.
Laisser refroidir en retournant le pot, puis retourner et conserver au réfrigérateur.
Service :
- Cette délicieuse confiture sera merveilleuse sur une simple tartine de pain, une crêpe, une galette de riz ou ce qui vous passera par la tête (ou sous la main). Elle peut également entrer dans la préparation d’un gâteau fruité ou de tartes.
- Cette confiture peut également tenir le rôle de chutney et accompagner originalement vos plats exotiques, curry, tajines, samosas et autres amuses-bouches en tout genre.
Astuces :
- Je ne pèle pas mes fruits bio et n’épépine pas les tomates. Comme j’essaie de ne rien jeter et de profiter au maximum de toutes les qualités offertes par les fruits, je trouve plus intéressant de garder les fruits toujours entiers. Les pelures une fois cuites n’offrent d’ailleurs pas une texture désagréable.
- Vous pouvez choisir de découper grossièrement ou en de très petits morceaux vos fruits ou encore les passer au mixeur. Personnellement, je laisse souvent de relativement gros morceaux de fruits et (puisque vous êtes sages) je vais vous confier pourquoi… Imaginez-vous en train d’agrémenter une petite tartine ou une galette de bonne confiture quand tout à coup alors que vous étalez la toute dernière cuillère, un gros fruit se glisse sur votre tartine, doublant alors d’un seul coup la proportion de confiture… bon d’accord, il faut être vraiment accro à la confiture pour comprendre (et je le suis), mais alors c’est jubilatoire, car vous êtes « obligé » de manger deux fois plus de confiture que prévu… ooo comme ça peut être dur la vie des gourmands!
- Pensez à adapter cette recette à vos goûts et à ce que vous avez de frais à votre disposition. Variez les herbes aromatiques, utilisez d’autres sortes de tomates, laissez parler vos envies!
- Faites vos confitures avec des fruits de saison bien mûrs et si possible provenant directement du jardin!
Equilibre alimentaire :
- Sans sucre, cette confiture a un index glycémique bas (notez par contre qu’elle se conserve peu de temps).
- Le sirop d’agave, sève de cactus concentrée, a un fort pouvoir sucrant, il permet donc de diviser par 1.5 voire 2 le volume de produit sucrant à utiliser dans les recettes. De plus, ce sirop est moins calorique que le sucre de canne.
Conseil vert :
- Le fait-maison, c’est moins de transport et moins d’emballage, je ne le répéterai jamais assez!
- Avis aux familles nombreuses ou aux très grands fans de ce délice, confectionnez-en une plus grosse portion à la fois au lieu d’en cuisiner plusieurs petites portions, vous économiserez ainsi de l’énergie.
***
Entre nous :
Etes-vous adepte des confitures de tomate?
Avez-vous déjà incorporé des herbes aromatiques dans vos confitures et gelées?
Quelle est votre recette de confiture la plus originale?
Confiture de Rhubarbe & Gingembre au Sirop d’Agave
Recette pour : environ un pot de confiture
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes
Au printemps, la rhubarbe est en fête! Très présente dans les jardins, on peut l’accomoder de maintes façons en cuisine. Je suis un peu en retard sur la saison, mais vous me pardonnerez vite car voici une recette acidulée un brin exotique qui va réveiller vos papilles dans de nombreuses situations.
Ingrédients :
300 g de rhubarbe
1 cm de gingembre frais
120 g de sirop d’agave
1 cas de jus de citron vert (ou autre agrume)
Préparation :
Découper les tiges de rhubarbe en petits morceaux.
Eplucher et râper le gingembre.
Dans une grande casserole, déposer les fragments de rhubarbe, le gingembre râpé, le jus de citron, puis le sirop d’agave.
Porter le mélange à ébullition à couvert, puis ôter le couvercle et laisser cuire au moins vingt minutes en surveillant la cuisson pour veiller à ce que les fruits n’accrochent pas.
Verser immédiatement la préparation dans un pot stérilisé refermé à chaud.
Laisser refroidir en retournant le pot, puis retourner et conserver au réfrigérateur.
Service :
- Cette délicieuse confiture sera merveilleuse sur une tartine de pain, une crêpe, une galette de riz ou ce qui vous plaira. Elle peut aussi entrer dans la préparation d’un gâteau savoureux ou de tartes.
- Intégrez cette préparation à un des petits-déjeuners acidulés atypiques!
- Cette confiture peut également tenir le rôle de chutney et accompagner originalement vos plats exotiques, curry, tajines, samosas et autres amuses-bouches en tout genre.
Astuces :
- Vous pouvez essayer cette recette avec d’autres produits sucrants que le sirop d’agave. Testez par exemple avec la même quantité (ou juste un peu moins) de sirop d’érable ou de sirop de fructose. Multipliez par 2 la dose si vous souhaitez utiliser du sucre de canne ou du sirop de céréales.
- Les fruits rouges se marient très bien avec la rhubarbe on le sait bien, n’hésitez donc pas à en ajouter à cette petite confiture pour un goût plus doux. Dans ce même but, vous pouvez également remplacer le gingembre par de la cannelle. La tomate, l’orange et l’abricot par exemple lui feront également honneur tout comme les fruits secs.
- Malheureusement, cette confiture, à cause de sa faible teneur en sucre se conserve moins bien que les confitures « classiques »… et oui ça veut dire que l’on doit la manger rapidement, quel sacrifice! Mais rassurez-vous, elle tiendra tout de même presque un mois une fois ouverte.
Equilibre alimentaire :
- Sans sucre, cette confiture a un index glycémique bas.
- Le sirop d’agave, sève de cactus concentrée, a un fort pouvoir sucrant, il permet donc de diviser par 1.5 voire 2 le volume de produit sucrant à utiliser dans les recettes. De plus, ce sirop est moins calorique que le sucre de canne.
- La rhubarbe est particulièrement riche en fibres.
Conseil vert :
- Le fait-maison, c’est moins de transport et moins d’emballage, je ne le répéterai jamais assez!
- Avis aux familles nombreuses ou aux très grands fans de ce délice, confectionnez-en une plus grosse portion à la fois au lieu d’en cuisiner plusieurs petites portions, vous économiserez ainsi de l’énergie.
***
Entre nous :
Et vous, comment mangez-vous la rhubarbe?
Avez-vous déjà tenté des confitures avec différents produits sucrants ou allégées en sucre? Le résultat était-il satisfaisant?
Avez-vous déjà intégré du gingembre à vos confitures? Quels sont les associations les plus extravagantes que vous ayez tentées?
Gelée de Fleurs de Pissenlit
Recettes pour : 1 à 1,5 kg de gelée
Temps de préparation : prévoir 2h, cueillette et effeuillage inclus
Temps de cuisson : 1h30
Au mois d’avril une plante jauni agréablement les gazons, c’est le pissenlit! En début de saison, on déguste ses jeunes feuilles en salades, ensuite, alors que les fleurs sont les plus belles, c’est le temps de la gelée de pissenlits! Elle vient du sud sous le nom de Cramaillote et elle mérite bien sa place dans nos cuisines. Je ne saurai vous dire quelle est LA recette traditionnelle, mais je peux vous donner une recette engageante… Faites passer le secret, ils suffit de jouer les apprentis abeilles pour créer un simili miel de fleur au goût délicieusement épicé!
Ingrédients :
250 fleurs de pissenlit soit environ 130g de pétales
1l d’eau
1 orange
780 g de sucre environ
1 petite pomme ou 1 cac d’agar-agar
Préparation :
Cueillir des fleurs de pissenlits, bien les rincer et séparer les pétales du reste de la fleur.
Couper les fruits en morceaux avec leur peau et leurs pépins.
Faire bouillir l’eau et rajouter les pétales ainsi que les fruits. Laisser cuire à gros bouillon pendant 45 minutes.
Filtrer ensuite le jus à l’aide d’une passoire très fine éventuellement recouverte d’une mousseline. Ne pas hésiter à bien tasser les fleurs et les fruits afin d’extraire le maximum de jus.
Evaluer le poids du jus ainsi obtenu et préparer le même poids de sucre.
Remettre le jus dans la casserole et porter à ébullition. Quand le liquide bout, verser le sucre et laisser cuire à gros bouillon pendant 10 minutes.
En cas d’utilisation d’agar-agar, l’incorporer maintenant.
Laisser cuire ensuite à feu très doux pendant 30 minutes. Vérifier la consistance de la gelée en en versant une cuillerée à café dans une assiette froide. Si elle n’est suffisamment liée, continuer la cuisson, sinon verser directement dans des pots stérilisés.
Refermer les pots à chaud et les retourner jusqu’à ce qu’ils aient totalement refroidis.
Service :
Cette préparation délicieuse remplace aisément le miel. Ajouter-le à vos tisanes, smoothies et autres boissons, savourez-le sur une tartine le matin, osez aussi la cuisine sucrée-salée, ce produit sucrant très typé donne un goût incomparable à toute préparation.
Astuces :
- Cueillez les fleurs en début d’après-midi lorsqu’elles sont toutes ouvertes et choisissez-les bien grosses et épanouies.
- Amis vegan, vous avez trouvé là une façon malicieuse de remplacer le miel.
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Entre nous :
Avez-vous déjà cuisiné le pissenli? Quelle est votre recette préférée?
Connaissez-vous d’autres gelées de fleurs, quelles sont vous favorites?
Quels produits sucrants utilisez-vous en général?











