Réflexions
Interview – Sylvie, Luc & Laura de l’Oasis Végan’imaux
Dans le cadre des rencontres de Pigut, je vous propose de découvrir Sylvie, Luc et leur fille Laura de l’Oasis Végan’imaux.
Aux commandes de l’Oasis, association végan secourant des animaux victimes de la société, on trouve une famille tout à fait remarquable. Nos premiers échanges ont eu lieu sur internet au travers de forums et par nos sites respectifs. Devenue, inconditionnelle du blog végan de Laura, je suis avec plaisir les nouvelles des animaux de l’Oasis et les articles de réflexion sur le véganisme entrecoupés de recettes et d’idées couture.
Et puis un jour, je lis qu’ils cherchent des bénévoles pour les remplacer quelques week-end par an afin de pouvoir visiter leur famille. Ni une ni deux, Mr. Screugneugneu et moi consultons nos agendas respectifs (hyper chargés bien sûr!) et convenons d’une date pour venir les aider. C’est là que j’ai eu la chance de les rencontrer et de passer quelques jours à l’Oasis qui, croyez-moi, porte vraiment bien son nom!
Je vous invite à faire leur connaissance à votre tour avec cette interview, tout en apprenant davantage sur l’Oasis Végan’imaux.
Pouvez-vous nous présenter votre famille et nous en dire plus sur vous en quelques mots?
Nous sommes une famille avec 4 enfants. Nous habitons en Normandie depuis 4 ans après avoir quitté la région parisienne où nous vivions déjà de manière alternative puisque nous avons pratiqué l’instruction en famille. Les trois grands sont maintenant dans leur vie adulte et ne nous ont pas suivi. Nous sommes végans depuis trois ans. Nous avons la cinquantaine et nous vivons avec notre fille de 16 ans.
Vous avez quitté votre vie citadine pour une existence très différente à la campagne, quels ont été les éléments déclencheurs de cette démarche?
Sylvie : Nous passions la plupart de nos week-end à faire des randonnées et à être en contact avec la nature. Ensuite, nous avons acheté une maison à la campagne pour y venir pendant notre temps libre. Malheureusement nous n’avions pas assez de temps pour concrétiser nos projets.Nous avons donc décider de venir nous installer définitivement à la campagne.
Luc: Une certaine lassitude du travail tel qu’il est aujourd’hui, m’a poussé à penser à une vie en autarcie liée à une simplicité volontaire.
Laura : A l’époque, j’avais 12 ans et ma motivation était qu’en venant habiter à la campagne nous pouvions sauver Mouchki (note : cliquez ici pour en savoir plus sur Mouchki) et vivre avec elle.
Comment avez-vous vécu ce changement de vie? Qu’est ce que cela a changé à votre quotidien et dans vos esprits?
Sylvie et Luc : Il a fallu organiser nos journées très différentes de celles que nous avions en région parisienne. Nous sommes en permanence au contact de la nature.
Laura : J’étais très contente de venir vivre à la campagne et changer de vie était une expérience intéressante. Je vois vraiment le changement quand je retourne en ville, dans un appartement, même si ce n’est que pour quelques jours. Ce que j’adore à la campagne, c’est de pouvoir passer des journées sans voir personne et d’être tranquille dans notre chez-nous, pas de voisins juste à coté. Mais il y a la chasse six mois de l’année et nous vivons au milieu des éleveurs… Se rendre compte de la vérité en direct est important, mais la vivre chaque jour, c’est dur pour le moral.
Vous avez créé l’association L’Oasis Végan’imaux, comment est-elle née? Quels en sont les différents objectifs et fonctions?
Nous avons créé l’Oasis pour protéger les réfugiés que nous avons accueillis. Nous essayons de leur offrir une « belle » vie et sans devoir exploiter d’autres animaux pour les nourrir (ils sont tous végétaliens)
Les deux fonctions principales :
* Protéger nos réfugiés (de manière financière pour subvenir à leurs besoins et bénévole pour les garder durant nos absences)
* Informer sur les droits des animaux et promouvoir le véganisme d’une façon abolitionniste.
Quelle évolution voyez-vous pour l’association et comment peut-on vous y aider?
L’Oasis accueille une quarantaine d’animaux malheureusement nous ne pouvons en accueillir d’autres pour des raisons financières.
Le budget annuel de l’association est d’environ 4000 €.
Aujourd’hui, nous finançons les trois quarts mais c’est de plus en plus difficile pour nous. C’est surtout une aide financière, dons alimentaires, et participation bénévole pendant nos absences qui peuvent beaucoup aider l’association.
Vous avez fait le choix du végétarisme puis du véganisme, qu’est ce qui vous a poussé en ce sens? Comment s’est passée votre « conversion »?
Sylvie et Luc : Laura nous a fait prendre conscience de la souffrance des animaux quand elle avait 9 ans et demi.
Laura : Nous sommes devenus végans fin 2007 lorsque nous avons vraiment pris conscience de l’exploitation animale en voyant les vaches laitières et les veaux séparés de leurs mères dans la ferme bio où nous allions chercher du lait. On a découvert le véganisme en cherchant sur Internet et nous le sommes devenus très rapidement. Pour la réflexion sur la façon de militer etc., cela a pris plus de temps. J’avais arrêté la viande ainsi que le cuir et les produits testés sur animaux 3 ans auparavant.
Changement de rythme de vie, d’alimentation, de milieu, dans vos rapports avec les autres animaux, il semblerait que ce soit toute votre façon d’appréhender la vie qui évolue. La réflexion entraînerait-elle plus de réflexion pour vous? Vers quoi tendez-vous aujourd’hui?
Sylvie et Luc : Etre végan abolitionniste , c’est vivre avec plus de cohérence et après une réflexion sur la société nous tendons vers la simplicité volontaire.
Laura : Oui, je crois que le fait d’être végane avec une approche abolitionniste m’a amené à réfléchir sur plein de choses (par exemple sur les humains).
Quelles ont été les réactions de votre entourage face à ces choix de vie différents?
Sylvie et Luc : Beaucoup d’inquiétudes de nos proches, nous les rassurons en essayant de rester toujours nous-même en accord avec nos idées.
Laura : Il vaut mieux être seul que mal accompagné
Avez-vous de petits conseils pour ceux qui souhaitent s’orienter vers un mode de vie alternatif?
Luc : Eteignez votre TV et observez la nature !
Laura : … Eteignez votre radio, écoutez les oiseaux
Plus sérieusement, c’est très simple d’être végan et c’est logique sur tous les points. Et penser aux animaux exploités, tués, est motivant : ce n’est pas possible d’accepter l’exploitation animale quand on en a pris conscience.
Sylvie : Il existe une incompatibilité entre la vie en simplicité volontaire et l’accueil des animaux qui entraînent des dépenses importantes, il faut donc trouver un juste milieu.
Quelles seraient pour vous les clés d’une vie équilibrée et heureuse?
Sylvie et Luc : Ne pas exploiter les humains et les animaux
Laura : Vivre sans exploiter les animaux, être libre en tant qu’humaine (vis à vis de l’état, du travail, des autres…) et faire beaucoup par soi-même.
Quels sont vos voeux et projets à chacun pour l’avenir?
Laura : J’espère que le mouvement abolitionniste va se développer en France et qu’ensemble nous pourrons monter de plus en plus de projets militants pour défendre les animaux. Je suis également en train de réfléchir à un projet pour aider les animaux réfugiés qui sont mal logés et mal soignés dans les chenils des soi-disant « refuges », mais ce ne sera pas pour tout de suite.
Sylvie et Luc : De même, nous espérons un développement du véganisme abolitionniste.
Nous espérons aussi vivre sans les contraintes du capitalisme, que chacun puisse choisir ses méthodes d’instruction.
Nous souhaitons longue vie à l’Oasis et tendre vers une vie en autarcie.
Je partage ces voeux de tout coeur et souhaite également longue vie à l’Oasis! Un grand merci à toute la famille pour avoir répondu à PIGUT.
Interview – Françoise Degenne
Dans le cadre des rencontres de Pigut, je vous propose de découvrir Françoise Degenne.
Mon premier contact avec Françoise a eu lieu par email, elle découvrait PIGUT et me proposait une apparition en tant que blog à l’honneur dans le journal de l’Association Végétarienne de France. S’en sont suivis divers échanges très intéressants.
Traductrice, bénévole pour l’Association Végétarienne de France, Françoise ne chôme pas! Son enthousiasme, sa vision de la vie et sa bonne humeur communicative m’ont tout de suite séduite, j’ai donc voulu en savoir plus sur sa personnalité et son parcours.
Je vous invite à la découvrir à travers cette interview à laquelle elle a accepté de répondre avec la méticulosité qui la caractérise.
Peux-tu te décrire et nous en dire plus sur ce qui te touche dans la vie en quelques mots?
Pour situer, j’ai la cinquantaine. Je vis avec mon compagnon depuis plus de 30 ans (!) et nous avons une fille étudiante. Nous vivons dans un village, où nous avons rénové un vieux bâtiment abandonné, curieusement il s’agit d’un ancien abattoir !!! Qui sait l’influence que cela a eu sur notre changement d’alimentation ?
C’est banal, mais c’est l’injustice qui me révolte le plus et je la perçois pratiquement partout. Mais on s’épuise à lutter sur tous les fronts. Alors depuis 6 ans, j’ai fait le choix d’oeuvrer à la promotion du végétarisme pour tenter d’amener de plus en plus de gens à épargner les animaux et à changer la perception que nous en avons. Je crois qu’un changement d’attitude envers son alimentation provoque une cascade d’autres changements, ou au minimum de nouvelles pistes de réflexion.
Tu es traductrice de profession, en quoi consiste ce métier, comment l’as-tu choisi?
Il m’a fallu un peu de temps avant de savoir « ce que j’allais faire ». Les langues (anglais et espagnol) m’ont toujours attirée et je ne voulais pas être prof. J’aime l’idée de faciliter les relations entre des personnes de langues différentes. J’ai un peu voyagé et j’ai pu constater comme c’était génial de pouvoir vraiment communiquer avec les gens, autrement que par gestes ou avec un vocabulaire limité. L’essentiel de mon travail n’est pas forcément très intéressant en termes de contenu, je connais des périodes très actives et d’autres plus creuses, mais je n’ai pas de patron et c’est très précieux !
Végétarienne depuis l’an 2000, comment en es-tu arrivée à faire le choix du végétarisme?
Ca, c’est une question qu’on me pose souvent. Il m’a fallu des mois avant d’en arriver à ce 31 décembre 1999 où j’ai annoncé à ma famille que désormais, la viande, c’était fini pour moi. En réalité, il m’a fallu 40 ans… J’ai toujours vécu à la campagne et j’ai vu des poulets égorgés, des lapins saignés, même des retours de chasse triomphaux ! (Oui, j’ai plumé des perdreaux et des cailles dans mon enfance) Et j’entends encore les cris poussés par ce cochon tué à coups de maillet par le boucher du village. Je devais avoir 8 ou 9 ans. Au début, j’ai cru que c’était un humain. Je me suis enfuie, j’étais bouleversée. Et je n’ai toujours pas compris pourquoi je n’avais jamais réussi à faire le lien entre ce moment épouvantable et la tranche de jambon du dîner. Je crois que je n’ai jamais imaginé qu’il était possible de ne pas manger de viande. Comme quelque chose qui n’existe pas.
Mais dans les années 90, à la maison, on en était arrivés à manger assez mal, toujours la même chose. Je n’avais plus envie de cuisiner. Je commençais à voir l’animal vivant derrière le morceau de viande et ça devenait assez perturbant. Mais végétarien ? J’en avais la représentation classique (le grand type maigre devant ses carottes râpées) et ça ne me faisait pas très envie. Je n’en avais jamais rencontré « pour de vrai ». Et un jour, lors d’un dîner entre membres d’une association, la personne qui nous recevait avait préparé un rôti de porc et une des invités a dit que « non merci, je ne mange pas de viande ». En fait, elle mangeait de la volaille et du poisson, mais peu importe. Le déclic pour moi, je crois, ça a été de constater que ça ne posait de problème à personne. Sa déclaration a été accueillie le plus naturellement du monde. Je n’en revenais pas. Et pour moi, c’est devenu une évidence : j’allais donc enfin pouvoir arrêter de manger des animaux. Et on ne me lyncherait pas ! Quel soulagement !
Quelles ont été les réactions de ton entourage face à ce changement?
J’avais prévenu que je ne voulais imposer mon choix à personne et que je continuerai à cuisiner « normalement ». Et au bout de 3 semaines, mon compagnon m’a dit qu’il voulait manger comme moi. Ma fille, collégienne à l’époque, a suivi au bout de très peu de temps. Nous sommes donc rapidement devenus une famille sans cruauté. Pour mes parents, ça a été un peu plus difficile à accepter et à comprendre. Il y a eu beaucoup de questions de posées, sur les protéines, les carences, etc. Je sentais de l’inquiétude et une certaine perplexité. Je sais bien que ce changement a remis pas mal de choses en cause, toute une histoire familiale, mais nous ne sommes pas une famille de querelleurs. Avec le temps, tout s’est apaisé et je leur suis sincèrement reconnaissante de l’avoir toléré puis accepté et enfin presque adopté. Mes parents mangent maintenant du tofu et du seitan… Et ils adorent ma mousse au chocolat au tofu soyeux !
En ce qui concerne les amis, un certain tri s’est opéré assez naturellement. Pour certains, nous sommes devenus des empêcheurs-de-manger-tranquillement-en-rond, d’autres ont su faire les quelques efforts d’adaptation nécessaires, ont manifesté un certain intérêt, et surtout, ne nous ont ni jugés ni condamnés. Et quand on dit « Un de perdu, dix de trouvés », ça a parfaitement fonctionné. Nous avons perdu quelques amis carnivores et en avons gagné beaucoup avec qui nous partageons cette conviction fondamentale.
Comment s’est passé ta « conversion » vers l’alimentation végétale?
De façon assez classique, je suppose. Par exemple, ma première expérience de tofu a été un peu déconcertante. Pour tout dire, j’ai trouvé ça infect. Et puis j’ai appris qu’il fallait le faire macérer…
J’ai acheté un ou deux livres de cuisine et je me suis lancée !
J’ai vite compris qu’une alimentation ovo-lacto-végétarienne n’était pas satisfaisante sur le plan éthique, alors petit à petit, j’ai éliminé les yaourts, le beurre, le lait et le fromage de vache. Je consommais encore un peu de fromage de chèvre, mais c’est fini. C’est vraiment une histoire mentale. Je vois l’animal. Devant un morceau de fromage de chèvre, je vois le chevreau qui part à l’abattoir. Devant un morceau de comté ou autre, je vois la vache qui pleure le veau qu’on vient de lui enlever.
J’ai mangé des oeufs assez longtemps parce que nous avions construit un poulailler et adopté 5 poulettes naines, avec chacune son nom et… son caractère. Ce sont des créatures vraiment intelligentes. L’amie qui me les avait données m’avait prévenue : « ne sous-estime jamais une poule ! » Et effectivement, elles m’ont souvent surprises par leur inventivité. Elles sont mortes maintenant et les seuls oeufs que je consomme – rarement – sont ceux que me donnent des personnes « bien », qui élèvent leurs poules et ne les mangent pas.
J’adore découvrir des trucs nouveaux et je ne me décourage pas quand ça ne répond pas à mes attentes. J’aime bien cuisiner aussi, mon seul regret est de manquer de temps pour ça. Mais ça ne m’empêche pas d’acheter des livres de cuisine !!!
Quels seraient tes conseils pour ceux qui souhaitent se lancer également dans l’aventure végéta*ienne?
Foncez ! Allez-y ! C’est tellement génial d’avoir la conscience tranquille. Ne vous posez pas trop de questions (ça revient parfois à se chercher des excuses). Donc, essayez des aliments, des modes de cuisson, lisez les blogs, adhérez à l’AVF !!! Nous sommes là pour écouter, accompagner, conseiller, rassurer et encourager. J’admire les gens qui étaient végétariens il y a 60 ou 80 ans. Les choses ont tellement évolués que franchement, il n’y a pas à hésiter !
Tu es bénévole pour l’Association Végétarienne de France (AVF), quels sont tes rôles?
J’ai deux casquettes : une locale. Je représente l’association en Touraine, j’y organise des ateliers de cuisine (avec Anne Brunner, que tu dois connaître) et depuis l’an dernier, je tiens un stand au salon Fougère fin septembre. Les activités vont s’étoffer très bientôt car nous allons devenir « délégation », donc plusieurs personnes, et nous pourrons organiser plus de choses, ne serait-ce que des stands réguliers.
Je fais également partie du conseil d’administration. Je m’occupe des pages cuisine de notre revue Alternatives Végétariennes et de la traduction de certains articles, de relectures, notre petite newsletter, etc.
Pourquoi choisir de promouvoir le végétarisme aujourd’hui?
Parce que je dois aimer la difficulté !!! Je reconnais que c’est plus facile maintenant, mais lutter contre les habitudes, les contre-vérités, les certitudes, la « tradition », ça reste une affaire de chaque minute. Mon objectif premier, c’est qu’on arrête de tuer les animaux. Pour cela, il faut que l’humain arrête de se croire plus fort que tout le monde et de considérer la planète comme son bien personnel. Je voudrais vivre dans une société où chacun aurait sa place et respecterait l’autre, humain ou animal. Je ne pense pas vivre assez longtemps pour le voir, soyons réalistes, mais c’est la solution à bien des problèmes économiques autant que moraux. Ne plus manger de viande pour éviter la déforestation, les OGM, les pollutions, les maladies, c’est vraiment excellent. Mais l’autre dimension, c’est que je pense que quand on ne tue pas (je veux dire quand le meurtre – d’un humain comme d’un animal – est tabou), on accède à autre chose. Je ne suis pas « mystique », j’ai les pieds sur terre, mais un peu de spiritualité n’a jamais fait de mal à personne. Je parlais d’avoir la conscience tranquille plus haut. Imagine ce que serait la vie sur cette planète si nous faisions tous en sorte que ce soit la réalité !!! Quel bonheur ce serait !
Que défend exactement l’AVF, quelles sont ses actions? Pourquoi rejoindre une telle association?
L’objectif premier d’AVF est de promouvoir le végétarisme, en expliquant pourquoi c’est bon et bien (alimentation, santé, environnement, et bien sûr animaux). Nous faisons un gros travail de documentation et je ne crois pas me tromper en disant que nous sommes une référence dans ce domaine. Nous avons un réseau de délégués qui font des actions (stands, ateliers de cuisine, etc.), nous publions une revue trimestrielle et animons un site Internet.
Très franchement, j’ai rejoint l’AVF parce qu’en 2004, je crois n’avoir trouvé qu’elle sur Internet. J’ai vu que le montant de l’adhésion n’était pas bien élevé et j’ai adhéré « pour voir ». Et j’ai tellement bien vu que j’y suis encore -;) Je ne regrette vraiment pas. J’ai trouvé à l’AVF des personnes de grande qualité et des amis. Je m’y sens très bien.
Constates-tu une évolution des mentalités dans la relation entre les humains et les autres animaux?
Oui et non. Non parce que je ne vois pas d’abattoirs qui ferment, et pas d’augmentation fulgurante du nombre de végétariens. Oui, parce que malgré tout, les gens voient certains reportages à la télé et que petit à petit, ils prennent conscience que quelque chose ne va pas. Mais c’est très fragile. J’ai l’impression qu’une grande partie de la population est anesthésiée, notamment par la télé, mais c’est un autre débat. « On » nous fait avaler n’importe quoi, au propre comme au figuré. Je n’ai plus de télé depuis plusieurs années, et je suis certaine que des passer ses soirées à faire autre chose (lire en ce qui me concerne parce que le cinéma est trop loin, ou regarder un DVD) joue un grand rôle. C’est un luxe d’avoir le temps de réfléchir, mais c’est un luxe que beaucoup pourraient s’offrir sans problème.
Comment imagines-tu l’évolution du végétarisme en France et à travers le monde?
En France, l’évolution passe par le travail de forcené réalisé par les associations (végétariennes, de protection animale, de défense de l’environnement), mais elle est très lente. Quand on voit les arguments qui sont donnés contre « un jour végétarien » dans les collectivités, c’est assez ahurissant et déprimant. J’ai le sentiment que partout dans le monde, nous sommes une poignée à ramer à contre-courant. Je ne suis pas certaine d’être très optimiste…
L’évolution du végétarisme est liée à celle de nos sociétés, et je ne me retrouve pas dans ce qu’on appelle le « progrès ». Donc, il faut continuer à essayer d’inverser la tendance. Inlassablement.
Entre ton travail et tes diverses responsabilités, trouves-tu le temps pour t’épanouir dans ta vie personnelle?
Je ne le trouve pas toujours, mais je le prends
Je fais tout moins qu’avant (lire, voyager), mais je trouve toujours du temps pour ma famille, et pour de petites escapades.
Je rêve d’arrêter de travailler pour pouvoir m’organiser autrement, mais le contexte n’est pas exactement favorable, n’est-ce pas ? Donc, je me débrouille pour être aussi « multitâche » que possible !
Quelles seraient pour toi les clés d’une vie équilibrée et heureuse?
Je n’ai pas la recette exacte, mais il me semble que cela passe par une répartition équilibrée des activités professionnelles, associatives et de la vie familiale et sociale. La possibilité de pouvoir se poser dans le calme pour recharger ses batteries.
Je suis très loin d’être malheureuse : j’habite à la campagne, je travaille chez moi, ça me convient très bien parce que je m’entends bien avec moi-même
.
Quels sont tes voeux et projets pour l’avenir?
Avoir encore autant d’énergie pendant de longues années, continuer à apporter ce que je peux à AVF, déménager dans un endroit plus isolé (chuut, nos deux chattes ne sont pas encore au courant !), améliorer encore l’aspect « écolo et décroissant » de notre vie et… mettre le nez dehors un peu plus souvent.
A un niveau plus général : que les mentalités bougent vraiment !
Un grand merci à Françoise d’avoir pris un peu de son précieux temps pour répondre à PIGUT. Avec ses engagements positifs, je ne peux que souhaiter la réalisation de ses voeux!
Pour situer, j’ai la cinquantaine. Je vis avec mon compagnon depuis plus de 30 ans (!) et nous avons une fille étudiante. Nous vivons dans un village, où nous avons rénové un vieux bâtiment abandonné, curieusement il s’agit d’un ancien abattoir !!!. Qui sait l’influence que cela a eu sur notre changement d’alimentation ?
C’est banal, mais c’est l’injustice qui me révolte le plus et je la perçois pratiquement partout. Mais on s’épuise à lutter sur tous les fronts. Alors depuis 6 ans, j’ai fait le choix d’oeuvrer à la promotion du végétarisme pour tenter d’amener de plus en plus de gens à épargner les animaux et à changer la perception que nous en avons. Je crois qu’un changement d’attitude envers son alimentation provoque une cascade d’autres changements, ou au minimum de nouvelles pistes de réflexion.
Tu es traductrice de profession, en quoi consiste ce métier, comment l’as-tu choisi?
Il m’a fallu un peu de temps avant de savoir « ce que j’allais faire ». Les langues (anglais et espagnol) m’ont toujours attirée et je ne voulais pas être prof. J’aime l’idée de faciliter les relations entre des personnes de langues différentes. J’ai un peu voyagé et j’ai pu constater comme c’était génial de pouvoir vraiment communiquer avec les gens, autrement que par gestes ou avec un vocabulaire limité. L’essentiel de mon travail n’est pas forcément très intéressant en termes de contenu, je connais des périodes très actives et d’autres plus creuses, mais je n’ai pas de patron et c’est très précieux !
Végétarienne depuis l’an 2000, comment en es-tu arrivée à faire le choix du végétarisme?
Ca, c’est une question qu’on me pose souvent. Il m’a fallu des mois avant d’en arriver à ce 31 décembre 1999 où j’ai annoncé à ma famille que désormais, la viande, c’était fini pour moi. En réalité, il m’a fallu 40 ans… J’ai toujours vécu à la campagne et j’ai vu des poulets égorgés, des lapins saignés, même des retours de chasse triomphaux ! (Oui, j’ai plumé des perdreaux et des cailles dans mon enfance) Et j’entends encore les cris poussés par ce cochon tué à coups de maillet par le boucher du village. Je devais avoir 8 ou 9 ans. Au début, j’ai cru que c’était un humain. Je me suis enfuie, j’étais bouleversée. Et je n’ai toujours pas compris pourquoi je n’avais jamais réussi à faire le lien entre ce moment épouvantable et la tranche de jambon du dîner. Je crois que je n’ai jamais imaginé qu’il était possible de ne pas manger de viande. Comme quelque chose qui n’existe pas.
Mais dans les années 90, à la maison, on en était arrivés à manger assez mal, toujours la même chose. Je n’avais plus envie de cuisiner. Je commençais à voir l’animal vivant derrière le morceau de viande et ça devenait assez perturbant. Mais végétarien ? J’en avais la représentation classique (le grand type maigre devant ses carottes râpées) et ça ne me faisait pas très envie. Je n’en avais jamais rencontré « pour de vrai ». Et un jour, lors d’un dîner entre membres d’une association, la personne qui nous recevait avait préparé un rôti de porc et une des invités a dit que « non merci, je ne mange pas de viande ». En fait, elle mangeait de la volaille et du poisson, mais peu importe. Le déclic pour moi, je crois, ça a été de constater que ça ne posait de problème à personne. Sa déclaration a été accueillie le plus naturellement du monde. Je n’en revenais pas. Et pour moi, c’est devenu une évidence : j’allais donc enfin pouvoir arrêter de manger des animaux. Et on ne me lyncherait pas ! Quel soulagement !
Quelles ont été les réactions de ton entourage face à ce changement?
J’avais prévenu que je ne voulais imposer mon choix à personne et que je continuerai à cuisiner « normalement ». Et au bout de 3 semaines, mon compagnon m’a dit qu’il voulait manger comme moi. Ma fille, collégienne à l’époque, a suivi au bout de très peu de temps. Nous sommes donc rapidement devenus une famille sans cruauté. Pour mes parents, ça a été un peu plus difficile à accepter et à comprendre. Il y a eu beaucoup de questions de posées, sur les protéines, les carences, etc. Je sentais de l’inquiétude et une certaine perplexité. Je sais bien que ce changement a remis pas mal de choses en cause, toute une histore familiale, mais nous ne sommes pas une famille de querelleurs. Avec le temps, tout s’est apaisé et je leur suis sincèrement reconnaissante de l’avoir toléré puis accepté et enfin presque adopté. Mes parents mangent maintenant du tofu et du seitan… Et ils adorent ma mousse au chocolat au tofu soyeux !
En ce qui concerne les amis, un certain tri s’est opéré assez naturellement. Pour certains, nous sommes devenus des empêcheurs-de-manger-tranquillement-en-rond, d’autres ont su faire les quelques efforts d’adaptation nécessaires, ont manifesté un certain intérêt, et surtout, ne nous ont ni jugés ni condamnés. Et quand on dit « Un de perdu, dis de trouvés », ça a parfaitement fonctionné. Nous avons perdu quelques amis carnivores et en avons gagné beaucoup avec qui nous partageons cette conviction fondamentale.
Comment s’est passé ta « conversion » vers l’alimentation végétale?
De façon assez classique, je suppose. Par exemple, ma première expérience de tofu a été un peu déconcertante. Pour tout dire, j’ai trouvé ça infect. Et puis j’ai appris qu’il fallait le faire macérer…
J’ai acheté un ou deux livres de cuisine et je me suis lancée !
J’ai vite compris qu’une alimentation ovo-lacto-végétarienne n’était pas satisfaisante sur le plan éthique, alors petit à petit, j’ai éliminé les yaourts, le beurre, le lait et le fromage de vache. Je consommais encore un peu de fromage de chèvre, mais c’est fini. C’est vraiment une histoire mentale. Je vois l’animal. Devant un morceau de fromage de chèvre, je vois le chevreau qui part à l’abattoir. Devant un morceau de comté ou autre, je vois la vache qui pleure le veau qu’on vient de lui enlever.
J’ai mangé des oeufs assez longtemps parce que nous avions construit un poulailler et adopté 5 poulettes naines, avec chacune son nom et… son caractère. Ce sont des créatures vraiment intelligentes. L’amie qui me les avait données m’avait prévenue : « ne sous-estime jamais une poule ! » Et effectivement, elles m’ont souvent surprises par leur inventivité. Elles sont mortes maintenant et les seuls oeufs que je consomme – rarement – sont ceux que me donnent des personnes « bien », qui élèvent leurs poules et ne les mangent pas.
J’adore découvrir des trucs nouveaux et je ne me décourage pas quand ça ne répond pas à mes attentes. J’aime bien cuisiner aussi, mon seul regret est de manquer de temps pour ça. Mais ça ne m’empêche pas d’acheter des livres de cuisine !!!
Quels seraient tes conseils pour ceux qui souhaitent se lancer également dans l’aventure végéta*ienne?
Foncez ! Allez-y ! C’est tellement génial d’avoir la conscience tranquille. Ne vous posez pas trop de questions (ça revient parfois à se chercher des excuses). Donc, essayez des aliments, des modes de cuisson, lisez les blogs, adhérez à l’AVF !!! Nous sommes là pour écouter, accompagner, conseiller, rassurer et encourager. J’admire les gens qui étaient végétariens il y a 60 ou 80 ans. Les choses ont tellement évolués que franchement, il n’y a pas à hésiter !
Tu es bénévole pour l’Association Végétarienne de France (AVF), quels sont tes rôles?
J’ai deux casquettes : une locale. Je représente l’association en Touraine, j’y organise des ateliers de cuisine (avec Anne Brunner, que tu dois connaître) et depuis l’an dernier, je tiens un stand au salon Fougère fin septembre. Les activités vont s’étoffer très bientôt car nous allons devenir « délégation », donc plusieurs personnes, et nous pourrons organiser plus de choses, ne serait-ce que des stands réguliers.
Je fais également partie du conseil d’administration. Je m’occupe des pages cuisine de notre revue Alternatives Végétariennes et de la traduction de certains articles, de relectures, notre petite newsletter, etc.
Pourquoi choisir de promouvoir le végétarisme aujourd’hui?
Parce que je dois aimer la difficulté !!! Je reconnais que c’est plus facile maintenant, mais lutter contre les habitudes, les contre-vérités, les certitudes, la « tradition », ça reste une affaire de chaque minute. Mon objectif premier, c’est qu’on arrête de tuer les animaux. Pour cela, il faut que l’humain arrête de se croire plus fort que tout le monde et de considérer la planète comme son bien personnel. Je voudrais vivre dans une société où chacun aurait sa place et respecterait l’autre, humain ou animal. Je pense pas vivre assez longtemps pour le voir, soyons réalistes, mais c’est la solution à bien des problèmes économiques autant que moraux. Ne plus manger de viande pour éviter la déforestation, les OGM, les pollutions, les maladies, c’est vraiment excellent. Mais l’autre dimension, c’est que je pense que quand on ne tue pas (je veux dire quand le meurtre – d’un humain comme d’un animal – est tabou), on accède à autre chose. Je ne suis pas « mystique », j’ai les pieds sur terre, mais un peu de spiritualité n’a jamais fait de mal à personne. Je parlais d’avoir la conscience tranquille plus haut. Imagine ce que serait la vie sur cette planète si nous faisions tous en sorte que ce soit la réalité !!! Quel bonheur ce serait !
Que défend exactement l’AVF, quelles sont ses actions? Pourquoi rejoindre une telle association?
L’objectif premier d’AVF est de promouvoir le végétarisme, en expliquant pourquoi c’est bon et bien (alimentation, santé, environnement, et bien sûr animaux). Nous faisons un gros travail de documentation et je ne crois pas me tromper en disant que nous sommes une référence dans ce domaine. Nous avons un réseau de délégués qui font des actions (stands, ateliers de cuisine, etc.), nous publions une revue trimestrielle et animons un site Internet.
Très franchement, j’ai rejoint l’AVF parce qu’en 2004, je crois n’avoir trouvé qu’elle sur Internet. J’ai vu que le montant de l’adhésion n’était pas bien élevé et j’ai adhéré « pour voir ». Et j’ai tellement bien vu que j’y suis encore -;) Je ne regrette vraiment pas. J’ai trouvé à l’AVF des personnes de grande qualité et des amis. Je m’y sens très bien.
Constates-tu une évolution des mentalités dans la relation entre les humains et les autres animaux?
Oui et non. Non parce que je ne vois pas d’abattoirs qui ferment, et pas d’augmentation fulgurante du nombre de végétariens. Oui, parce que malgré tout, les gens voient certains reportages à la télé et que petit à petit, ils prennent conscience que quelque chose ne va pas. Mais c’est très fragile. J’ai l’impression qu’une grande partie de la population est anesthésiée, notamment par la télé, mais c’est un autre débat. « On » nous fait avaler n’importe quoi, au propre comme au figuré. Je n’ai plus de télé depuis plusieurs années, et je suis certaine que des passer ses soirées à faire autre chose (lire en ce qui me concerne parce que le cinéma est trop loin, ou regarder un DVD) joue un grand rôle. C’est un luxe d’avoir le temps de réfléchir, mais c’est un luxe que beaucoup pourraient s’offrir sans problème.
Comment imagines-tu l’évolution du végétarisme en France et à travers le monde?
En France, l’évolution passe par le travail de forcené réalisé par les associations (végétariennes, de protection animale, de défense de l’environnement), mais elle est très lente. Quand on voit les arguments qui sont donnés contre « un jour végétarien » dans les collectivités, c’est assez ahurissant et déprimant. J’ai le sentiment que partout dans le monde, nous sommes une poignée à ramer à contre-courant. Je ne suis pas certaine d’être très optimiste…
L’évolution du végétarisme est liée à celle de nos sociétés, et je ne me retrouve pas dans ce qu’on appelle le « progrès ». Donc, il faut continuer à essayer d’inverser la tendance. Inlassablement.
Entre ton travail et tes diverses responsabilités, trouves-tu le temps pour t’épanouir dans ta vie personnelle?
Je ne le trouve pas toujours, mais je le prends
Je fais tout moins qu’avant (lire, voyager), mais je trouve toujours du temps pour ma famille, et pour de petites escapades.
Je rêve d’arrêter de travailler pour pouvoir m’organiser autrement, mais le contexte n’est pas exactement favorable, n’est-ce pas ? Donc, je me débrouille pour être aussi « multitâche » que possible !
Quelles seraient pour toi les clés d’une vie équilibrée et heureuse?
Je n’ai pas la recette exacte, mais il me semble que cela passe par une répartition équilibrée des activités professionnelles, associatives et de la vie familiale et sociale. La possibilité de pouvoir se poser dans le calme pour recharger ses batteries.
Je suis très loin d’être malheureuse : j’habite à la campagne, je travaille chez moi, ça me convient très bien parce que je m’entends bien avec moi-même
.
Quels sont tes voeux et projets pour l’avenir?
Avoir encore autant d’énergie pendant de longues années, continuer à apporter ce que je peux à AVF, déménager dans un endroit plus isolé (chuut, nos deux chattes ne sont pas encore au courant !), améliorer encore l’aspect « écolo et décroissant » de notre vie et… mettre le nez dehors un peu plus souvent.
A un niveau plus général : que les mentalités bougent vraiment !
Interview – Karen Chevallier
Dans le cadre des rencontres de Pigut, je vous propose de découvrir Karen Chevallier.
Karen m’a fait la joie de me faire parvenir le livre Chocolat Bio qu’elle a conçu en collaboration avec Annie Casamayou. Je ne vous cache pas que Mr Screugneugneu, avec son gros faible pour tout ce qui touche à la fève de cacao a été difficile à tenir lors de la lecture des recettes (à végétaliser parfois pour nous). De mon côté, ravie d’en apprendre plus sur le chocolat, j’étais également admirative devant le travail des auteurs et curieuse de connaître le cheminement menant à l’écriture d’ouvrages de ce type, j’ai donc décidé d’en interroger la créatrice.
Conceptrice culinaire mettant en avant une cuisine bio de saison et proposant de nombreux plats sans gluten et souvent végéta*iens, Karen partage ses recettes sur le site Cuisine Saine et à travers les jolis livres de cuisine bio dont elle est l’auteur.
Je vous laisse la découvrir en appréhendant sa vision de la cuisine et son parcours à travers une interview à laquelle elle a aimablement répondu pour PIGUT.
Peux-tu te décrire et nous en dire plus sur ce qui te touche dans la vie en quelques mots?
Ouaouh ! C’est vaste comme question. Beaucoup de choses me touchent, je suis assez sensible. Un paysage, un visage, un instant, un rire, un sourire, une larme, les gens me touchent en général en bien ou en mal d’ailleurs… Il n’y aurait pas les gens, et cette envie de partager qui me caractérise, je n’aurais sans doute jamais fait de blog. C’est dans les relations que je m’épanouis.
Comment t’es venue cette passion pour la cuisine?
De ma gourmandise ! J’ai toujours eu envie de « bien manger ». Je ne peux pas dire qu’il y a une grande culture de la cuisine dans ma famille. L’ambiance était plutôt au « vite fait mal fait » et ouvrir une boite de conserve était un reflexe familial je dirais… Alors dès que j’ai pu me mettre aux fourneaux je l’ai fait ! Et les conserves n’existent plus chez moi, on trouve juste des bocaux faits maison avec amour ;) !
Est-ce que tu créais déjà des recettes avant de commencer ton blog, les notais-tu?
Plus jeune, je suivais les recettes à la lettre. Comme si je faisais une formule magique compliquée et qu’il ne fallait surtout pas en sortir. Et un jour – comme si la fée cuisine s’était penché vers moi – j’ai compris comment la « chimie de la cuisine » fonctionnait ! :) J’ai commencé à inventer, tester dans tous les sens, je ne notais rien. Passer au bio vers l’âge de 20 ans (je vais sur mes 32) m’a fait faire tout un tas d’expérience ! C’est vraiment le blog qui m’a fait écrire toutes mes recettes car je n’avais pas du tout le reflexe et parfois j’oublie encore !
L’écriture de livres de cuisine était-elle un objectif pour toi?
Pas vraiment, déjà sans le blog ça ne me serait jamais venu à l’idée. Mais à force d’inventer et d’écrire pour le blog je me suis dit « oui tiens pourquoi pas ». J’ai collaboré avec Quelle santé sur un hors série sur la cuisine bio et j’ai eu envie d’aller plus loin, mais sans chercher à contacter un éditeur, ca commençait juste à me passer par la tête.
De quelle façon procèdes-tu pour créer une recette généralement?
En fait je ne me dis jamais « je vais créer une recette » c’est plutôt spontané. Je regarde ce qu’il y a dans mes placards et dans le réfrigérateur et hop c’est parti ! Pour les livres c’est différent j’ai un thème alors je me dis « j’aimerai faire quelque chose qui ressemble à ça » et ensuite je teste, j’invente…
Quelles sont tes sources d’inspiration?
Les livres de cuisine surtout j’en ai tout un stock, les magazines, les émissions de télé et les blogs aussi. Je lis beaucoup et de tout sur tout ce qui se mange :). Ca parle de nourriture, alors ça me parle ! C’est plus rare que je sois inspiré par un plat dans un restaurant, mais ça arrive !
Pourquoi promouvoir la cuisine bio?
Je n’ai pas seulement un blog de cuisine mais j’ai aussi un blog d’écologie donc tout se recoupe en fait :). Je pense que ce qu’on mange a une très grande importance sur la santé. Je suis convaincue que la bio c’est une très bonne solution. On ne pollue pas la terre (on ne scie pas la branche sur laquelle nous sommes assis) et en plus on n’ingurgite pas de produits phyto sanitaires toxiques !
Pour quelles raison t’orienter vers une alimentation sans gluten et sans lait?
Pour 2 raisons, j’ai lu « l’alimentation ou la 3ème médecine » qui prône une alimentation sans gluten ni lait. Ensuite j’ai deux amies qui ont stoppé leur maladie auto immune grâce à ce régime ! L’une n’avait plus aucun symptôme et l’autre a arrêté la progression de sa maladie alors que la chimio n’avait rien fait. Quand vous avez ce genre de témoignages ça remet forcément en cause la façon de voir les choses…
As-tu déjà pensé à te diriger vers le végétarisme, pourquoi?
Oui j’ai été végétarienne pendant 2 ans environ. Pas du tout par goût, mais parce que l’abattage des animaux, les poules en batteries, les mauvais traitements m’avaient choquées (et me choque toujours). Mais ça ne me convenait pas. J’ai beaucoup réduit la viande par rapport aux coutumes de ma famille. Je mange encore végétarien plusieurs jours par semaine, mais je m’interdis ni la viande, ni les œufs. Je n’aime pas la notion d’interdit en alimentation, je varie, je réduis ce qui me parait « moins sain » mais je me fais d’abord plaisir. Je consomme peu de produits laitiers mais je privilégie un bon fromage de chèvre de temps en temps par exemple. Je consomme moins, mais je consomme mieux, des animaux élevés en bio et qui se sont promenés dans les champs, certes ça a un coût mais il faut rester fidèle à ses convictions.
Comment s’est passé ton premier contact avec un éditeur?
C’est une histoire incroyable je trouve. J’ai dit à mon copain « je ferai bien un livre sur les glaces bio », j’avais mis au point plein de recettes sans lactose et j’étais assez contente du résultat ! Et environ 15 jours plus tard je reçois un mail de la maison d’éditions Anagramme « bonjour, nous avons testé et aimé vos recettes de glaces. Seriez-vous d’accord pour faire un livre sur ce sujet ? ». Autant dire que j’ai répondu « oui » de suite et après tout s’est enchainé très vite.
Lors des premiers contacts, as-tu proposé un projet fini ou simplement une idée élaborée? Comment le choix des sujets est-il décidé après le premier livre?
C’est Anagramme qui m’a proposé pour le premier, mais pour les autres livres j’ai proposé mes idées, ils me proposent aussi les leurs et on discute beaucoup. Rien n’est fermé. Il faut juste voir dans quelle collection ça peut rentrer. En tout cas je n’ai aucune obligation, je fais les livres qui me font plaisir avant tout. Je pense qu’avec le premier manuscrit j’ai fait mes preuves et on a une très belle relation de confiance.
Comment sont validées les recettes, sont-elles testées?
C’est moi qui teste et valide mes recettes, principalement sur ma famille et mes amis (voir mes collègues hihi !).
Comment se passe la prise des photos?
Je ne fais pas les photos de mes livres, Anagramme fait appel à des photographes culinaires. Mais je vais vous annoncer un scoop, personne n’est au courant encore mais c’est ma copine Griotte qui a fait les photos de mon 3ème livre à paraitre « les friandises bio » ! Pour le coup on les a faites ensemble, elle a pu tester mes recettes :)
Combien de temps te demande la préparation d’un livre?
C’est très variable ! Il y a des recettes qui marchent du premier coup et d’autres non. Pour les glaces j’étais super au point donc tout a été très vite. Le chocolat pareil j’étais très inspiré et en un mois j’ai sorti 21 recettes. Par contre les friandises j’ai du beaucoup expérimenter et apprendre des bases en confiserie. A part pour les demandes urgentes je pense qu’entre le moment où on parle de l’idée et que le livre sort il se passe bien un an.
Quelles sont les contraintes imposées par l’éditeur?
La seule vraie contrainte est de rester dans l’esprit de la collection. Je me sens assez libre dans mes créations ! :)
En terme de revenus, vis-tu de la publication de recettes?
Pas de tout :), je vie de mon travail dans le web. J’ai quand même débloqué du temps de travail pour la cuisine mais je ne pourrais pas vivre que de ça. Pour en vivre il faudrait que je travaille avec des magazines de manière plus récurrente, pour le moment c’est anecdotique. En plus j’adore mon métier donc pouvoir faire les deux me convient très bien ! J’aime varier, je pense que je serais un peu lassée de faire l’un des deux.
Quels sont tes projets à venir?
J’ai signé pour 2 nouveaux livres qui sortiront au printemps 2011. Oui je n’arrête plus !
Merci à Karen d’avoir pris du temps pour répondre avec beaucoup de pêche et surtout bonne route à elle pour la suite!
Spécisme, qu’est ce que ça veut dire ???
Je vous propose de vous familiariser avec des concept liés au spécisme, une première approche consise mais indispensable pour ceux qui ne connaissent pas encore le sujet. D’autres argumentations et informations viendront compléter cette présentation.
Définitions :
Spécisme
Larousse : pas d’entrée.
Wikipédia : Discrimination basée sur l’espèce, qui fait de l’espèce en soi un critère moral pour déterminer la manière dont un être doit être traité.
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Abolitionnisme
Larousse : Attitude, doctrine de ceux qui demandent l’abolition d’une loi, d’une coutume, en particulier de l’esclavage et de la peine de mort.
Wikipédia : L’abolitionnisme est un courant de pensée qui émerge dans le dernier tiers du XVIIIe siècle dans le monde occidental et vise la suppression de l’esclavage. Par extension, on utilise le terme pour tous les mouvements qui cherchent la suppression d’une tradition, d’une institution ou d’une loi. On parle par exemple de l’abolition de la peine de mort, de la torture, du travail, des privilèges, des prisons, de la prostitution.
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Anti-spécisme & abolitionnisme :
Il n’existe pas à ce jour de définition officielle de l’anti-spécisme (quelques infos et liens sur Wikipédia), mais vous aurez compris qu’il s’agit de rejetter la notion de spécisme considérée comme une grave discrimination au même titre que le racisme. De plus, considérant l’exploitation animale par les êtres humains comme de l’exclavagisme, l’abolitionnisme vise l’affranchissement de tous les animaux.
La pensée abolitionniste anti-spécisme n’accepte pas que des êtres soient considérés comme des propriétés. Tout comme le combat contre l’esclavagisme à l’époque de la traite des Noirs, cette lutte vise à libérer de la maltraitance et de toute exploitation tous les animaux en leur reconnaissant des droits comparables à ceux déjà admis pour l’espèce humaine.
Le véganisme est un engagnement majeur en faveur de cette philosophie.
Pour mieux comprendre la position abolitionniste, je vous propose de découvrir Les six principes de la position en faveur des droits des animaux énoncés par Gary L. Francione (découvert grâce à VivreVegan) :
- La position en faveur des droits des animaux soutient que tous les êtres sensibles, humains ou nonhumains, ont un droit : le droit fondamental de ne pas être traités par d’autres comme leur propriété.
- La reconnaissance de ce seul droit fondamental signifie que nous devons abolir, et non pas seulement réglementer, l’exploitation animale institutionnalisée – parce que se contenter de réglementer renforcerait l’idée que les animaux sont la propriété des humains.
- Tout comme nous rejetons le racisme, le sexisme, la discrimination en fonction de l’âge et l’homophobie, nous rejetons le spécisme. L’espèce à laquelle appartient un être sensible n’est pas une raison permettant de lui refuser la protection offerte par ce droit fondamental, pas plus que la race, le sexe, l’âge ou l’orientation sexuelle ne sont des raisons d’exclure d’autres humains de la communauté morale.
- Nous admettons qu’il n’est pas possible d’obtenir l’abolition immédiate du statut de propriété des nonhumains, mais nous appuierons seulement les campagnes et les actions qui font explicitement la promotion de l’objectif abolitionniste. Nous n’appuierons aucune action qui vise prétendument à « améliorer » la réglementation de l’exploitation animale. Nous rejetons toute campagne faisant la promotion du sexisme, du racisme, de l’homophobie et d’autres formes de discrimination contre l’être humain.
- Nous reconnaissons que le pas le plus important que nous pouvons faire dans notre marche vers l’abolition est d’adopter un style de vie végan et d’éduquer les autres à propos du véganisme. Le véganisme est le principe de l’abolition intégré dans la vie personnelle de chacun et la consommation de viande, de poisson ou de produits laitiers, ou encore l’utilisation de quelque produit animal que ce soit est incompatible avec la perspective abolitionniste.
- Nous considérons le principe de la non violence comme un principe fondamental du mouvement pour les droits des animaux.
Anti-spécisme & anti-humanisme :
Les personnes évoquant l’anti-spécisme sont souvent taxées d’anti-humanistes, cette critique naïve me parait venir d’une vision particulièrement simpliste des choses.
Pour ma part, il est vrai que je ne reste pas focalisée sur l’humain, pour moi ses besoins ne sont pas plus importants que ceux des autres animaux, de la planète qui les accueille, ou de l’univers qui les entoure, d’autant plus que ces besoins sont souvent abbérants et liés à l’économie ou la culture, notions qu’il a inventé et auxquelles il s’est assujetti.
Pour autant, considérant l’être humain comme je considère tout les autres êtres, je lui reconnais aussi des droits inaliénables et me bats également pour sa liberté. Je pense en fait que si l’on respectait davantage les êtres indépendamment de leur espèce, nous serions plus aptes à nous respecter nous-mêmes.
***
Entre nous :
Etes-vous familier avec les notions résumées dans cet article?
Avez-vous des informations à apporter afin de compléter ou nuancer ces définitions?
Que pensez-vous de l’idéologie qui refuse le spécisme et de l’abolitionnisme?
Le Coût du Travail
Tout a commencé par une offre anodine, l’entreprise qui m’emploie me proposant de faire quelques heures en plus. Une supérieure en a profité pour placer que je travaillais « très bien », que de positives nouvelles donc.
Face à cette offre, j’ai bien réfléchi, pesé le pour et le contre, et j’ai décidé de décliner la proposition. J’ai dit NON gentiment mais fermement, en veillant à m’expliquer clairement de façon diplomatique. Mais voilà, ça n’a pas plu, apparemment la seule réponse possible et attendue était un « oui, très bien » peut-être même suivi d’un grand « merci ». Moi qui pensais avoir le choix, je me trompais.
Plus tard, je suis restée très calme et souriante alors qu’un monsieur haut placé de l’entreprise (qui ne m’a pas été présenté clairement) ne me parlait pas très bien au téléphone. Oublié le fait que je travaille « très bien », envolés la sympathie et les ronds de jambe, l’heure était visiblement à l’agressivité gratuite et à la communication du stress.
Au cours de la conversation, cet homme confronté à mon refus obstiné a tenté de me convaincre par tous les moyens et surtout par des arguments défiant toute logique et cohérence d’accepter ces heures en plus. Ce charmant monsieur m’a également appris avec fierté qu’il travaillait 50h par semaine depuis 20 ans. Je l’ai informé du fait que j’avais justement travaillé 50h par semaine un moment avant de réaliser que ça n’était vraiment pas bon pour moi, il a rétorqué que lui n’en était pas mort… Dix minutes de discussions avec lui ont pourtant suffit à me convaincre du contraire. Il a peut-être l’air encore vivant, seulement je l’ai personnellement ressenti vide, vide de sens et de sentiments, vide de cœur, de rêves, vide de respect, de bonheur et d’espoirs.
Maintenant, monde de l’entreprise oblige, j’ai bien conscience de devoir payer un jour ou l’autre mon odieux affront, j’attends donc sagement le retour du bâton. Car si vous avez des supérieurs de ce genre et qu’ils ont un jour l’impression que vous vous opposez à leur toute puissante autorité et que vous n’allez pas dans leur sens, c’est sûr, il vous auront dans le nez. Mais au fond, peu m’importe la « punition » qui m’attends, je m’en fiche, ces absurdités n’ont pas de sens pour moi. Je m’intéresse à un monde bien différent de celui-là, un monde qui nous dépasse, celui du bien-être et de la Nature, ainsi, je me soucie de son équilibre et par là-même du mien, le reste n’a pas grande valeur à mes yeux. Faire ses quelques heures en plus pour quelques Euros de plus aurait été une grave perte de temps et d’énergie pour moi, c’est pour cela que je les ai refusées et je suis à l’aise avec ma décision.
Pour la petite histoire, le monsieur haut placé en question s’est avéré être le patron de l’entreprise et est venu en personne s’excuser auprès de moi quelques jours après l’incident du téléphone. Bien qu’impressionnée par cette démarche, cela n’a en rien changé mon avis sur cette personne, je n’ai vu dans ses yeux que de la confusion, celle d’une personne enfermée dans sa propre prison, victime de l’univers du travail auquel il se lègue corps et âme.
Pour aller plus loin, il me faut exposer ma vision du travail, en effet, pour moi, il s’agit d’un échange de temps et de compétences contre un peu d’argent. Seulement voilà, cet argent gagné à aussi un coût.
Tout d’abord, lorsqu’on travaille, les sommes touchées servent notamment à payer le droit de vivre et de travailler dans notre société : frais de logement et les énergies qui lui sont associées, vêtements appropriés, nourriture de supermarché, assurances en tout genre, taxes et impôts, modes de transport et leurs frais annexes… Pour exemple, alors que j’ai une activité professionnelle, j’ai besoin de plus d’argent que lorsque je voyageais et ne gagnais rien. En effet, en voyage, je dépensais beaucoup moins. Je cuisinais beaucoup, cueillais des fruits et plantes sauvages, changeais peu de vêtements, me lavais dans les rivières, vivais dans un véhicule et ne payais donc pas de logement ni les factures associées, je ne payais quasiment pas de taxes car je ne recevais pas de salaire et ne possédais pas grand chose. Mes frais étaient moindres et pourtant mon confort de vie était grand.
Le coup du travail se paie aussi à travers l’absence d’autonomie dans la gestion de son temps. Ainsi, au nom de la bonne marche d’une entreprise, cette dernière rythme nos vies. Alors, vendre des heures de sa vie en échange d’argent… passe, mais ne pas pouvoir décider des moments que l’on a envie d’allouer à cette tâche me rend perplexe.
Pour quelles raisons valides doit-on se lever à sept heures du matin si l’on est du soir, pourquoi rester 7 ou 8h de suite sur notre lieu de travail même si nous avons terminé les tâches qui nous sont confiées, pourquoi manger à 12h35 si notre cycle est différent? Et que penser des « gracieuses » cinq semaines de congés payés disséminés sur une année et dont les dates doivent être validées par un supérieur? Elles sont probablement allouées pour que nous ayons tout juste l’opportunité de nous reposer, de nous détendre un peu et aussi pour pouvoir gérer l’organisation que notre société impose (courses, rendez-vous à la banque et aux différentes administrations, que du bonheur en somme) mais que nos vies professionnelles trop actives retardent. Tout cela afin que nous restions productifs, sans toutefois nous laisser le temps de nous sentir libres et heureux, de profiter simplement de la vie telle qu’elle vient et de réfléchir sur nos choix. Ce qui compte vraiment c’est que nous soyons capables de passer de très nombreuses années sur le marché de l’emploi, en effet, j’estime que le terme « vie professionnelle » n’est pas anodin, car finalement c’est la grande majorité de notre vie que nous sacrifions à l’activité professionnelle.
Bien sûr lorsque l’on est travailleur indépendant, la situation est légèrement différente, mais les règles à respecter restent les mêmes et la productivité est toujours la composante qui compte le plus. Au final, l’asservissement au travail reste le même.
Évidemment, je comprends bien comment le monde de l’entreprise fonctionne aujourd’hui et je réalise bien qu’il serait difficile de gérer de cette façon une société dans laquelle chacun ferait ce qu’il veut quand il le souhaite. Mais alors que cela parait utopique, pourquoi ne pourrions-nous pas réinventer totalement ce fonctionnement? Dans ma vision, nous sommes des moutons bien ordonnés souvent contents de donner notre laine et jusqu’à notre vie pour un système qui ne fonctionne dans aucun but précis sinon celui de fonctionner, et qui n’est donc prévu pour le bien ni de l’environnement, ni des êtres qui le peuplent.
Je réalise que cet avis rencontre énormément d’incompréhension. Pour beaucoup, le travail c’est important, primordial ou obligatoire. Il faut travailler c’est comme ça, avoir un bon travail c’est bien, tu devrais être reconnaissante d’avoir un travail : voilà des idées que de nombreuses personnes comprennent et acceptent aujourd’hui. A l’inverse, décliner du travail, pour bien des gens, ça ne se fait pas, imaginer l’emploi autrement c’est inconcevable. Pourtant, certains ont déjà simplement et librement pris une autre voie que celle proposée… celle LEUR vie. Car c’est bien cela le problème au fond, le travail a un coût net et définitif : la vie, la notre que nous lui concédons sagement.
Je suis moi-même depuis toujours en recherche d’un chemin alternatif. Après de nombreuses années d’existence orientées vers les voyages, la découverte de la nature et de différentes cultures ainsi que la recherche de soi, aujourd’hui, j’ai choisi de ne pas passer la totalité de ma journée à faire quelque chose d’inutile à mes yeux pour le compte d’une entreprise qui me donne de l’argent en échange. Très peu dépensière, cet argent m’aurait principalement servi à m’acheter des aliments au supermarché car, ayant peu de temps pour cuisiner, je me serai probablement dirigée vers la nourriture industrielle, comme une grande partie de la population. Cependant, je suis passionnée de cuisine et de diététique, il est donc plus intéressant pour moi de passer une partie de ce temps à prendre du plaisir en m’occupant d’un potager et à cueillir des plantes sauvages afin de subvenir à une grande partie de mon alimentation. Cela me permet d’exprimer mes talents en cuisine en confectionnant de délicieux plats sains avec un engouement certain, pour une dépense moindre au niveau budget. J’y gagne donc sur tous plans, santé, plaisir, équilibre, temps, argent, je n’ai pas grand chose à perdre dans cette alternative si ce n’est l’approbation de la société. C’est pourtant mon choix, et cette démarche ne représente que les premiers pas vers un avenir qui me correspondrait.
Au fond, que penser d’une société dans laquelle je suis mieux considérée en m’enfermant dans un bureau à contrecoeur à taper des chiffres et à attendre que le téléphone sonne ou à prendre des décisions stressantes dont tout le monde se fiche, qu’en décidant de passer du temps à m’améliorer en tant qu’être tout en en faisant profiter les autres, à créer (photographie, cuisine, écriture, artisanat…) et à tenter trouver ma voie afin de m’épanouire et de partager mon bien-être.
En y réfléchissant, une grande partie des entreprises ne seraient pas regrettées si elles venaient à disparaître. La société actuelle s’en verrait probablement bouleversée, mais le monde dans un sens plus large, lui, ne se porterait que mieux sans elles. Alors pour moi, privilégier ces entreprises, entités sans âme et de peu d’intérêt, par rapport à l’environnement qui est indispensable à toute vie, et par rapport aux êtres vivants, c’est être sacrément assujetti à l’argent et à la « machine » que constitue notre société.
Créer, découvrir, aider, enseigner, protéger sont pour moi des actions de valeurs alors quand mon métier consiste à effectuer ou promouvoir ces actions, j’aime travailler. Mais quand un travail consiste en partie à obliger des employés à travailler contre leur gré, où à pousser la société vers un monde où le bonheur n’existe pour personne, je ne vois pas bien comment l’on peut justifier d’un sens quelconque à ses actions et en tirer de la fierté. Pour qui gagne de l’argent grâce à une passion dont il récolte les fruits, ou à un acte qui lui tient à cœur, alors le travail a une raison d’être, pour tous les autres (et nous sommes nombreux), c’est un abrutissement esclavagiste. Et je rajouterai que quand bien même une personne aime son travail, se focaliser sur cette activité, y accorder trop de temps et d’énergie serait à mon sens une aberration.
En tant que vegan, je m’élève contre l’exploitation animale, c’est à dire contre toute exploitation envers tous les animaux, l’homme y compris. Et pour moi, le travail tel que nous le concevons pour l’instant est purement et simplement un abus à éradiquer.
Alors dites-moi… quel sens voyez-vous à tout ça?
***
Entre nous :
Quelle est VOTRE vision du travail tel qu’il existe aujourd’hui? Qu’en pensez-vous?
Quel serait votre vision idéal de la vie professionnelle?
Avez-vous la chance de pratiquer un métier qui vous passionne? Racontez-nous!
Supportez-vous un métier qui ne vous correspond pas? Comment le vivez-vous?
Sur les bons conseils d’AnSo (en commentaire) je vous propose de découvrir deux documentaires de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe « Attention, Danger, Travail » et sa suite « Volem Rien Foutre Al Pais », « 2 films truffés de gens qui refusent de travailler (ou du moins de travailler comme on voudrait qu’ils le fassent) et qui cherchent des solutions alternatives. A voir, à revoir, à méditer et à diffuser! » Si vous vous intéressez au sujet, vous découvrirez d’ailleurs qu’il existe pas mal de documentaires sur le travail et ses dangers, bon visionnement!
Femmes : Solutions Menstruelles Ecologiques et Durables
La fécondité des femmes et le contrôle que l’on en fait aujourd’hui pose des problèmes écologiques majeurs. Outre de la pillule dont je ne parlerai pas plus en détail dans cet article mais qui pollue l’eau et a des effets catastrophiques sur ses habitants, les protections périodiques jetables sont un véritable désastre écologique!
Tampax, Nett, Nana, Always et autres rivalisent de conditionnement édulcorés, de publicités valorisant nos qualités de femmes, mais oublions les flatteries et regardons les choses en face, les serviettes et tampons hygiéniques jetables représentent un problème pour l’environnement.
Pour vous aider à imaginer ce que cela représente, une écrivain s’est amusée à faire le calcul aux Etats-Unis. Elle a évaluée que les femmes, en changeant de serviette ou tampon jetable 5 fois par jour pendant 5 jours de règles en moyenne, jetaient chaque année plus de 100 milliards de protections périodiques au niveau mondial. 100 milliards de produits mettant pas moins de 500 ans à ce dégrader dans la nature, ça fait un sacré paquet de pollution!
Pour le calcul dans sa totalité et d’autres infos présentées avec humour, voir l’article (en anglais) de Deanna Neil : Make Her Vagina Green (Rendre son vagin vert).
Il est important de réaliser également que les procédés de fabrication de ces protections jetables sont très polluants, outre le blanchiment au chlore quasi systématique de ces produits, cette industrie utilise entre autre des plastiques, des fibres synthétiques, et de nombreux produits chimiques que vous n’avez envie de retrouver ni dans votre vagin mesdames, ni dans la nature. L’emballage et le suremballage de ces produits menstruels est également très coûteux pour l’environnement.
Alors vous vous demandez peut-être ce que vous pouvez y faire, et c’est là que je viens à votre rescousse! Allons mesdames, soyons actrices de nos vies, nous ne sommes pas condamnées à être des pollueuses en série car des alternatives écologiques s’offrent à nous! Ce serait un comble de continuer à faire de notre fécondité un problème pour l’environnement des générations futures alors que des solutions existent.
Coupe Menstruelle :
Une coupe se présente sous la forme d’une petite cloche d’environ 5 cm de long aux bords arrondis terminée par une tige. Généralement en silicone médical, elle a une durée de vie moyenne de 10 ans. Elle s’insère dans le vagin et peut contenir 10 à 20 ml de liquide c’est à dire environ 1/3 de vos pertes mensuelles.
Il existe plusieurs marques anglo-saxones (Mooncup, Divacup, Keeper, Lunacup), des marques se lancent dans divers pays et une marque française fabrique maintenant des coupes (Fleurcup).
Avantages :
- pratique : on peut la porter 8h à 12h maximum, il suffit donc de la changer 3 fois par 24h, pas besoin de transporter de changes avec soi, puisqu’il suffit de vider la coupe.
- écologique : une seule coupe pour dix ans, donc pas de déchets supplémentaires à chaque changement, moins de transport de marchandise, moins d’emballages…
- économique : une coupe coute entre 15€ et 35€ pour 10 ans, contre 1€ à 8€ tous les 28 jours pour la large gamme de solutions jetables soit 130€ (pour les tous petits budgets) à plus de 1000€ sur 10 ans.
- hypoallergénique : ne perturbe pas la flore vaginale, ne contient pas de produits chimiques contrairement aux solutions jetables qui peuvent provoquer allergies, mycoses et probablement plus…
- rapide : quand on a le coup de main, le nettoyage de la coupe va très vite.
- confortable et adapté : elle existe en 2 tailles (une pour les moins de 30 ans sans enfants et une pour les autres) et reste bien en place dans le vagin, on ne la sent pas et pas de risque de fuites.
Inconvénients :
- les premiers essais de pose sont un peu difficiles.
- comme avec les tampons, il faut être vigilant avec l’hygiène des mains et celle de la coupe.
- il faut bien choisir sa taille (des conseillers peuvent vous y aider en magasin comme sur internet).
- une mauvaise réputation et des à priori sont ses pires défauts.
Cassons les à prioris :
- sale : on ne se retrouve pas avec un bidon de sang et on n’en met pas partout, les coupes sont bien faites, il est facile de les manipuler pour les vider. A la fin des règles, on lave bien ou on stérilise sa coupe et c’est très propre.
- bizarre : il va falloir passer au dessus des habitudes mesdames!
- difficile à utiliser : avec de la pratique, cela devient au contraire un jeu d’enfant ; effectivement il faut du temps pour avoir le coup de main, mais rappelez-vous de vos premiers tampons, pas facile non plus!
- prix d’achat élevé : c’est vrai, mais l’investissement est remboursé rapidement. En faisant de rapides recherches sur internet, vous trouverez même des codes de réduction et des achats groupés aux prix intéressants sur des forums.
Disponible :
Sur internet
En magasin bio
Configuration idéale pour vider sa coupe :
Dans des toilettes avec de l’eau à disposition pour laver la coupe et ses mains.
Je l’ai testée pour vous:
dans l’avion, en bateau, en bus
dans un van aménagé, en camping sauvage
en randonnée, en pleine nature
dans un lac, une rivière, l’océan, à la piscine
dans des toilettes publiques
sur des toilettes sèches
sous la pluie, dans la nuit
à la maison, en voyage
en Europe, en Océanie, en Asie
en ville, à la campagne
dans des auberges, dans de petits hôtels
en hiver, en été, au printemps, en automne
en faisant de l’exercice physique, en dormant
au travail, au bureau
chez des amis, chez des étrangers
au restaurant, au supermarché…
Conclusion : la coupe est définitivement la meilleure amie de la femme!
Pour aller plus loin :
EasyCup site français de conseils pour les coupes menstruelles, forum, explications, description marque par marque des coupes, où les acheter, témoignages.
MoonCup version francophone du site du frabricant et distributeur britanique de la MoonCup.
Serviette lavable :
Une serviette lavable se présente et s’utilise comme son homologue jetable, sauf qu’elle est en général en coton bio. Ces serviettes existent en différentes tailles, du mini protège slip, aux serviettes « normales » jusqu’au maxi pour la nuit ou post acouchement.
Il existe différentes marques sur le marché.
Avantages :
- confortables et adaptées : tissu doux, pas de plastique et existe en plusieurs tailles, clipsée à vos sous-vêtements, elle ne bouge pas.
- efficaces : elles sont très absorbantes.
- rigolotes : il en existe de toutes les couleurs, on peut les assortir à sa lingerie!
- écologique : chaque serviette a une durée de vie moyenne de 5 à 10 ans, moins de déchets à chaque changement, moins de transport de marchandise, moins d’emballages…
- économiques : les prix varient considérablement, ainsi on peut s’en procurer pour la somme de 3€ à 10€ la pièce, cela va même jusqu’à 20€. Il faut prévoir une petite dizaine de serviettes par cycle (jusqu’à 15 si on ne lave pas au fur et à mesure), ça fait donc un investissement de 30€ à 150€ pour une petite dizaine d’année, c’est toujours mieux que 130€ (pour les tous petits budgets) à plus de 1000€. Et les prix chutent davantage si l’on réalise soi-même ses couches, on peut alors prévoir un investissement d’une dizaine d’Euros seulement.
- hypoallergénique : ne contient pas de produits chimique contrairement aux produits jetables qui peuvent provoquer allergies, mycoses et probablement plus…
Inconvénients :
- si l’on ne se change pas chez soi, il faut garder la serviette sale dans sa pochette.
- une mauvaise réputation et des à priori sont ses pires défauts.
Cassons les à prioris :
- sale : les serviettes doivent être rincées ou mises à tremper puis elles sont lavées en machine, c’est très propre.
- bizarre : encore une fois, il va falloir passer au dessus des habitudes, mesdames!
- prix d’achat élevé : ça n’est pas vrai si l’on en fabrique soi-même, ça l’est si on achète des serviettes du commerce, mais là encore l’investissement est vite remboursé.
Disponible :
Sur internet
En magasin bio
Configuration idéale pour changer sa serviette :
A la maison
Je n’ai pas testé la serviette lavable pour la bonne raison que j’ai abandonné les serviettes il y a des années.
Pour vous aiguiller, j’ai sélectionné un article très bien fait sur Autarcies.com avec des informations et témoignages d’utilisatrices ainsi que des patrons et conseils pour réaliser soi-même ses couches hygiéniques.
***
Entre nous :
Que pensez-vous de ces protections menstruelles écologiques? En utilisez-vous?
Aimez-vous ces idées? Que trouvez-vous atirant dans ses solutions lavables?
Au contraire, qu’est ce qui vous rebute, quel est pour vous le frein à leur utilisation?
Connaissez-vous d’autres options écologiques? Qu’utilisez-vous de préférence?
Si vous connaissez des bons plans ou des astuces pour les coupes ou les serviettes lavables, n’hésitez pas à les mentionner ici!
Ecolos au Bureau !
S’il y a une chose qui me frappe lorsque je pénètre dans un bureau, c’est le gâchis qui y est pratiqué! Ce gâchis de mon point de vue se fait à plusieurs niveaux, mais celui dont je vais vous parler ici est le gâchis écologique.
Une entreprise, communément, ce sont chaque jour des centaines de feuilles de papier à peine utilisées qui ne seront pas recyclées, des dizaines de verres en plastiques et d’emballages de snacks jetés, de l’électricité consommée déraisonnablement, et cette liste n’est pas exhaustive…
Alors que bien des individus se mettent au tri sélectif à la maison, la même chose est moins vraie au travail, pourtant lorsque l’on réalise la masse de papier utilisée par exemple, on comprend la nécessité de le recycler. A la maison, de plus en plus de gens surveillent leur consommation d’eau et d’énergies, mais au travail, on consomme sans réfléchir. Les produits bio et durables s’installent petit à petit dans nos maisons mais peu dans nos offices.
Pourquoi donc adopter une attitude verte à la maison et ne pas répéter ces gestes simples bons pour l’environnement au bureau?
Allez hop, on donne un bon coup de dépoussiérage sur la gestion des bureaux et on repeint tout en vert, au sens figuré bien sûr (et même au sens propre si on aime le vert). C’est simple et les résultats concrets et avantageux sont observables rapidement!
Actions principales à mener
Gestion rationnelle du papier
Usage de matériel de bureau écologique
Utilisation raisonnée des énergies et de l’eau
Gestion et triage des déchets
Résultats positifs observés
Factures d’énergie en baisse
Volume des déchets en baisse
Environnement protégé
Encouragement de la convivialité
—
Pour les lecteurs les plus courageux, voyons plus en détail ce que l’on peut faire concrètement pour faire du bureau un lieu plus respectueux de l’environnement.
Papier
Je vous propose de découvrir un article expliquant pourquoi il est important de recycler le papier et d’utiliser du papier recyclé : De l’utilité du papier recyclé.
- Utiliser du papier recyclé écologique
- Recycler tous les papiers en mettant en place le tri sélectif
- Réfléchir avant d’imprimer systématiquement chaque document
- Imprimer au maximum en recto verso
- Se servir des parties vierges de feuilles imprimées comme brouillons
- Envoyer des e-mails plutôt que des courriers et notes papiers
- Le cas échéant, utiliser des enveloppes recyclées et sans fenêtres
Petit matériel
Le mot d’ordre pour les nouveaux achats est de privilégier du matériel réutilisable et/ou rechargeable, fait de matières recyclables et/ou recyclées.
Quelques exemples :
- Stylo rechargeables issus de matières recyclées ou de ressources renouvelables munis d’encre à base d’eau,
- Correcteurs à bande rechargeables ou liquides à base d’eau, on peut aussi barrer proprement,
- Marqueurs et surligneurs en matière recyclable et encres à base d’eau ou d’alcool,
- Gommes sans PVC,
- Classeurs et trieurs en matière recyclée…
- Ne pas jeter avec les dossiers les trombones, chemises, classeurs… en bon état, les réutiliser, puis les recycler lorsqu’ils sont trop abîmés
Imprimantes
- S’équiper d’appareils peu gourmands en énergie et réparables
- Recycler ou recharger les cartouches
- Utiliser la touche « éco » lorsque l’appareil en est pourvu
Rangements
- Eviter le plastique et préférer des matières comme la sciure de bois ou le carton recyclés
Mobilier
- Eviter le plastique et le bois aggloméré, il existe des solutions plus écologiques à base de matières premières naturelles renouvelables ; ce sont des produits de qualité qui durent plus longtemps
Boissons
- Acquérir une fontaine à eau à la place de l’eau en bouteille
- Remplacer les verres en plastiques par des tasses ou verres personnels lavables
- Acheter des grandes bouteilles de boissons (cola, jus de fruits…) à partager au lieu des éternelles petites canettes
- Toujours jeter les canettes en aluminium dans une poubelle spéciale en vue du recyclage
- Penser aux thermos pour garder les boissons chaudes
- Préparer une grande quantité de boisson chaude pour tout le monde au lieu d’utiliser de nombreuses fois une machine avec des dosettes pour plusieurs boissons individuelles
- Utiliser des filtres à café réutilisables et des cuillères ou boules à thé
- Préférer des boissons bio et issues du commerce équitable et durable
- Choisir de grands conditionnements pour le café, le thé, le sucre, etc., afin de limiter le sur-emballage
Repas et collations
- Eviter les snacks en portions individuelles pour faire de la pause un moment de partage et de convivialité en préférant de la nourriture en plus grand conditionnement (gâteau au format familial au lieu de petits biscuits…) et des fruits
- Préparer des collations et/ou un repas à la maison (restes de nourriture accommodés, barres de céréales et gâteaux maison, tartines…) et les transporter dans des boites de conservation réutilisables (penser à la mode « bento ») ; cette alternative reste toujours moins chère et bien meilleure qu’un sandwich vite acheté
- Manger dans de la vaisselle lavable (ou éventuellement biodégradable)
- Effectuer des commandes groupées pour les sandwichs ou les plats à emporter
- Programmer un repas bio végétarien par semaine et partager les impressions sur le déjeuner avec toute l’équipe
Energie et électricité
- Eteindre les lampes lorsque l’on quitte une pièce et utiliser au maximum la lumière naturelle
- S’équiper d’ampoules à économie d’énergie
- Eteindre les appareils la nuit et les mettre en veille lors des pauses
- Employer au maximum des appareils utilisant l’énergie de manière efficace
- Adapter la température à l’usage de chaque pièce, ne pas chauffer les pièces qui ne sont pas utilisées
- Veiller à ne pas surchauffer l’hiver et ne pas abuser de la climatisation en été, bien fermer les portes ou au contraire créer des courants d’air et modifier l’ouverture des rideaux peut aider à réguler la température d’une pièce
Nettoyage
- N’utiliser que des produits d’entretien écologiques
- Bannir les lingettes et autres jetables et préférer des chiffons en tissu lavables
- Privilégier le balai à l’aspirateur lorsque c’est possible
- Vider mais ne pas changer systématiquement les poubelles chaque jour si elles ne sont pas souillées
Poubelles
- Intégrer des poubelles pour le tri sélectif, une ou deux poubelles par étage ou équipe sont souvent suffisantes pour le papier, pour les canettes, etc.
- Partager une poubelle entre collègues lorsque les bureaux sont proches, cela fait des sacs plastiques en moins à changer
- Utiliser des sacs poubelles biodégradables
- Peut-être faudrait-il aussi réfléchir à des solutions de compostage en entreprise
Toilettes
- Remplacer les papiers absorbants pour s’essuyer les mains par des rouleaux de tissu lavables
- Mettre en place des systèmes de chasses d’eau doubles
- N’utiliser que du papier toilette recyclé
Pollution
- Les plantes peuvent être dé-polluantes, et, agréables pour les yeux, elles exhortent au bien-être
Pour en savoir plus sur l’action des plantes et la pollution, un article d’Ekopedia Plante Antipollution vous propose des explications et des liens pour aller plus loin.
Transport
- La marche à pied reste un must lorsque l’on habite près de son travail
- Préférer le vélo et les transports en commun au véhicule motorisé personnel lorsque c’est possible
- Proposer le co-voiturage entre collègues, c’est pratique et cela permet de créer plus facilement des liens au travail
Communication
- Discutez-en avec vos collègues et employés, parler à vos chefs et patrons afin de réveiller la fibre écologique qui est en chacun de nous (j’y crois)! Il est important et plus agréable d’aller de l’avant ensemble, cela peut en plus apporter un côté plus sociable au travail.
- Rendez l’écologie ludique en utilisant de petits visuels explicatifs que vous enverrez par e-mail ou placarderez à la vue de tous sur un panneau d’affichage. Vous serez surpris de l’accueil positif qu’un tel procédé connaît en général!
Maintenant vous savez quoi faire pour avancer vers un monde plus écolo au boulot.
Bien sûr ces idées sont transposables dans la plupart des entreprises et associations, dans les écoles, à la maison… partout en somme!
Le premier pas est souvent le plus délicat à faire, mais vous verrez que ces petits changements ne sont pas si difficiles à opérer surtout lorsque l’engrenage est lancé.
Recyclez, gérez, partagez, c’est pour la bonne cause!
Si vous pensez à d’autres petits gestes que je n’aurai pas mentionnés, n’attendez pas pour les partager ici, ils sont plus que bienvenus.
Pour vous aider sur le chemin du bureau vert, voici quelques liens vers des sites proposant toute sorte de produits pour le bureau respectueux de l’environnement :
Un Bureau sur la Terre
Ecoburo
Greenweez
Si vous connaissez d’autres sites ou magasins offrant ce genre de produits, n’hésitez pas à les signaler en commentaire!
***
Entre nous :
L’écologie fait-elle partie de vos préoccupations au travail?
Quels petits gestes effectuez-vous ou êtes-vous prêts à effectuer dans votre vie proffessionnelle pour préserver l’environnement?
L’Occasion, Arme Contre la Pollution Massive
Troc et occasion contre sur-consommation et pollution
Je ne le dirai jamais assez, pour moi l’occasion et l’échange sont des gestes écologiques de recyclage très forts et donc très importants.
Nos modes de consommation actuels dépassent l’entendement et la pollution qu’engendrent ces attitudes est colossale.
Je vous conseille vivement le visionnage du film The Story of Stuff (sous-titré en français) sur le sujet. Ce film explique comment notre consommation affecte le monde en nous présentant l’histoire des « choses » de leur création jusqu’à leur abandon.
[Le projet The Story of Stuff s'est donné pour mission de structurer un mouvement fort afin de transformer les systèmes de production et de consommation en soutenant l'écologie et le bien-être social. Pour synthétiser, leur but est de construire un monde plus juste et durable.
Pour plus d'informations et d'autres vidéos édifiantes, courrez faire un tour sur le site internet The Storry of Stuff (en anglais). ]
Vêtements peu portés mais passés de mode, poubelle ; machine à laver dont la réparation simple mais honéreuse pousse à acheter un nouvel appareil, poubelle…
Le mieux bien sûr serait de tous nous raisonner, de consommer plus intelligemment et avec mesure.
Malheureusement, la consommation est devenue l’une des principales sources de satisfaction ; peut-être parce qu’elle semble être un bonheur facilement abordable dans notre société où l’on ne sait plus ce qu’est le bien-être.
J’ai l’impression que certains prennent leur shoot de consommation comme d’autres s’injectent de la drogue, un plaisir rapide à porté de main qui disparait aussi vite qu’il est venu.
Peut-être qu’un jour de profonds changements s’opéreront au niveau mondial. En attendant, chacun de nous peut prendre conscience et agir, mais il faut compter avec ceux qui restent accros, ceux que j’appelle les sur-consommateurs.
Du coup, lorsque l’on réalise le nombre d’objets vite achetés vite jetés qui transitent rapidement des magasins aux décharges, on comprend que le marché de l’occasion est potentiellement énorme.
Puisque certaines personnes pensent ressentir le besoin de changer d’ordinateur portable tous les 2 ans, pourquoi ne pas en faire profiter d’autres personnes. Lorsqu’une personne n’utilise plus un objet pourtant encore en état de marche, pourquoi n’en ferait-elle pas bénéficier quelqu’un d’autre.
C’est l’idée (pas neuve) des groupements, associations, boutiques et sites internet qui proposent le troc, le don et/ou l’achat d’occasion. Ces projets et commerces donnent une seconde vie aux objets et freinent la pollution. Le prêt et la location font aussi parti de ce système ingénieux de partage.
Personnellement, c’est de cette façon que je m’équipe (raisonnablement) en matériel de cuisine, en mobilier, vêtements… J’ai également eu l’occasion de donner des biens dont je n’avais plus l’utilité ou qui nécessitaient une réparation que je ne pouvais effectuer. A vous de jouer maintenant!
Idées d’occasions, de trocs, de prêt et de dons :
Voici une petite liste de sites et magasins, parlez-en autour de vous! Et si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les mentionner.
En ligne :
Freecycle : Le réseau mondial Freecycle est constitué d’une multitude de groupes à travers le globe. Il s’agit d’un mouvement de personnes qui offrent et récupèrent des objets gratuitement dans la ville (ou région) où ils habitent.
SEL : Les Systèmes d’Echange Local, ou Services d’Echange Local, sont des groupes de personnes qui pratiquent l’échange multilatéral de biens, de services, et de savoirs.
ConsoGlobe : Site de don et récupération, échange et achat/vente/location d’occasion.
Recupe.net : Site de don et de récupération.
Eco Solidaire : Site d’échange et de location, de don et récupération, d’achat d’occasion.
Donnons.org : Site de don et de récupération.
GoodUse.org : Site de prêt, de don et de récupération.
La plupart des principaux sites de petites annonces propose des catégories pour le don et l’échange en plus de l’achat d’occasion.
En magasin :
Vous trouverez des boutiques associatives ou commerciales de vêtements d’occasion dans toute la France. (Pas convaincu par les vêtements d’occasion? Voici un petit article qui pourrait vous faire changer d’avis). Les magasins associatifs ou commerciaux de réparation et vente d’occasion en tout genre sont aussi dissméminés partout, cherchez-les près de chez vous.
Emmaüs : La communauté Emmaüs possède de nombreux magasins d’occasion, on y trouve de tout.
Ding Fring : Membre d’Emmaüs France, le groupement d’entreprises Le Relais propose des boutiques de vêtements d’occasion sous le nom de Ding Fring.
***
Entre nous :
Vous procurez-vous souvent des produits d’occasion ou préférez-vous acheter du neuf? Qu’est ce qui vous pousse d’un côté plutôt que de l’autre?
Que pensez-vous que notre mode de consommation actuel?
Connaissez-vous d’autres bons plans pour le don, l’échange ou l’occasion?
Veganisme, qu’est ce que ça veut dire ???
Comme entrée en matière, je vous propose une rapide familiarisation avec les idées essentielles du sujet. En effet, j’ai remarqué que les questions qui reviennent le plus fréquemment sont : qu’est ce que le végétalisme, pourquoi devenir végétalien et que mange un végétalien. J’y réponds donc brièvement dans cet article afin d’éclairer ceux qui ne connaissent pas encore le sujet.
Notez que ce n’est qu’une première approche, des explications plus détaillées viendront pour expliquer pourquoi et comment l’on devient vegan ; pour donner des renseignements sur les animaux, l’environnement et la société ; ainsi que des informations plus précises sur la nutrition sans produits animaux et l’équilibre alimentaire.
Définitions :
Végétarisme
Larousse : Régime alimentaire excluant toute chair animale (viande, poisson), mais qui admet en général la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts).
Wikipédia : Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale, mais autorise parfois celle de certains produits du règne animal comme les produits laitiers, les œufs, le miel, etc.
Lire plus
Végétalisme
Larousse : Régime alimentaire excluant tout aliment d’origine animale.
Wikipédia : Le végétalisme, ou végétarisme strict, est une pratique alimentaire qui, comme tout régime végétarien, exclut toute chair animale (viande, poissons, crustacés, mollusques, etc.) ainsi que les produits dérivés des animaux (gélatine, etc.), mais qui rejette, de surcroît, la consommation de ce qu’ils produisent (œufs, lait, miel, etc.). Le végétalien ne consomme donc aucun aliment provenant du règne animal.
Lire plus
Végéta*isme
Pour information, ce terme est employé pour désigner à la fois le végétalisme et le végétarisme.
Veganisme
Larousse : le terme veganisme n’est pas une entrée du dictionnaire.
Wikipédia : Le terme vegan est un néologisme anglo-saxon parfois traduit par « végétalien ». Il est employé en français aussi bien en adjectif qu’en nom commun. Il est parfois orthographié dans sa forme francisée « végane » ou « véganien ».
Au delà du choix d’un régime alimentaire végétalien (ni chair animale, ni sous-produit animal : lait, œufs, miel), un vegan évite tous les produits d’origine animale, que ce soit pour ses habits, chaussures, produits cosmétiques, objets divers, agriculture, loisirs. Les vegans n’utilisent donc ni cuir, ni laine, ni fourrure, ni soie, ni cire d’abeille, ni produits testés sur les animaux. La liste des produits d’origine animale d’usage quotidien serait trop longue à établir, quelques exemples :
* la gélatine dans les bonbons ou les pellicules photos
* l’albumine pour filtrer certains jus de fruits
* la colle de poisson pour blanchir certains alcools
* du sang ou des os calcinés comme engrais dans certaines formes traditionnelles d’agriculture
Le « veganisme » présente ainsi une dimension plus politique que le végétalisme, mot qui désigne plutôt le régime simplement alimentaire.
Lire plus
9 raisons pour devenir vegan
Il existe des dizaines de raisons qui poussent un individu à devenir végéta*ien, chaque personne a son propre avis sur la question. Les raisons énumérées ci-dessous me sont personnelles, je vous en donne un petit échantillon à titre d’exemple.
- pour ne pas causer la mort d’animaux
- pour ne pas être complice de la maltraitance animale
- pour ne pas encourager l’exploitation animale
- pour protéger la biodiversité
- pour préserver l’environnement
- pour soigner sa santé
- pour ne pas soutenir un système de production inadapté
- pour vivre en harmonie avec soi-même et le monde
- parce qu’il n’est pas interdit de penser par soi-même
- parce que c’est beau quand même une vache, une poule, un brochet… aha on avait dit seulement 9 raisons, ok.
Que mange un végétalien ?
Un végétalien se nourrit de tout ce qui ne provient pas des animaux, c’est-à-dire céréales, fruits et légumes, légumineuses, plantes et champignons…
Un végétalien ne mange pas de chair animale (boeuf, porc, poisson, volaille, etc.), de produits laitiers, d’oeufs… Il est très difficile aujourd’hui de suivre un tel régime strictement car les produits animaux sont cachés un peu partout dans l’alimentation industrielle (gélatine, os, sang…).
Cuisiner soi-même à partir de matières premières peut souvent être une solution à ce problème, selon moi cela a également pour effet d’entretenir des relations plus saines avec son alimentation.
Comme exemple, vous pouvez consulter les recettes de PIGUT, elles sont toutes végétaliennes et bien sûr délicieuses!
***
Entre nous :
Aviez-vous déjà entendu ces termes autour du véganisme? Les raisons du végétalisme vous étaient-elles connues? Les comprenez-vous?
Avez-vous déjà goûté des plats végétaliens? En cuisinez-vous vous même?
Végéta*iens, qu’est ce qui vous a poussé vers votre choix personnel?
Habitude et Evolution
L’habitude, un frein à l’évolution difficile à dépasser
La volonté principale de PIGUT étant de promouvoir un style de vie différent demandant bien entendu des bouleversements dans la réalité de tous les jours, il est essentiel ici de parler de la force de l’habitude. Car s’il est bien une entrave à l’évolution et aux changements, c’est l’habitude.
En effet, sur ce site, j’ai la volonté de proposer des idées positives à travers mes propres expériences afin de stimuler chez vous chers lecteurs l’envie de vous plonger dans votre propre recherche de changements constructifs. Il se peut que ce dessein aboutisse à ce que certaines personnes soient convaincues de l’intérêt des théories présentées ici. Pourtant dès lors que leur mise en pratique demandera une modification même minime du quotidien, elles sont très difficiles à adopter pour qui n’est pas préparé à surmonter le poids de l’habitude.
Faites entrer l’accusé :
De mes voyages, de mes observations, de mon apprentissage personnel, j’ai pu constater que l’être humain est une bête d’habitude. Il exerce des rituels appris pendant l’enfance, hérités de ses aïeux, fruits de sa culture, il respecte des coutumes dont il a oublié le sens, sans vraiment le réaliser.
Prenons pour exemple l’alimentation, acte primordial enseigné dès l’enfance qui porte bien les stigmates de l’éducation et la culture, on parle d’ailleurs régulièrement « d’habitudes alimentaires ». La plupart des indonésiens estime qu’un repas n’est pas complet sans un bol de riz, la majorité des français ne pourra se passer de ses tranches de pain pour déjeuner et le belge moyen de ses pommes-de-terre; on voit bien que tout est relatif. Pourtant il serait ardu de changer leur point de vue respectif sur le riz, le pain ou les patates. Leur faire admettre qu’ils pourraient se nourrir différemment et amorcer le changement dans leurs pratiques serait un travail de longue haleine, une tâche quasi vaine. Pourquoi? L’habitude est trop forte et devient la seule vérité possible et admissible!
L’habitude est probablement si fortement encrée parce qu’elle a le don fabuleux d’accroître le sentiment de sécurité (si cher à notre société). En effet, dans l’habitude tout est sous contrôle et ça c’est rassurant. De plus, lorsque l’on observe l’usage, il n’est pas nécessaire de réfléchir, c’est une dépense d’énergie en moins et ça en laisse plus pour les choses vraiment importantes comme le travail (si cher à notre société). Dans l’habitude, chaque chose, chaque être reste gentiment à sa place et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf qu’elle n’est pas toujours adaptée aux individus et au monde qui les entoure, voilà qui pose problème. Et les routines tenaces sont partout, pour les français, cela va de l’apéritif alcoolisé en fin de journée, aux vacances à la mer, en passant par les choix vestimentaires et le bol de céréales ou les éternelles tartines trempées dans le café le matin. Bonnes ou mauvaises, les habitudes ont la peau dure.
Restons en France et prenons des exemples de la vie de tous les jours. Lors de la dernière décennie, des initiatives de recyclage se sont mises en place et les sacs plastiques ont été progressivement retirés des caisses de supermarchés dans tout le pays. Belle avancée pour la lutte contre la pollution se disent certains. Mais aux prémices de ces changements beaucoup de citoyens étaient mécontents et aujourd’hui encore, pour beaucoup de gens, il est difficile d’accepter de trier ses déchets et d’apporter son sac personnel lorsque l’on fait ses courses. Pourquoi? Parce que ça n’entre pas dans le cadre de leurs rituels de vie, cela bouleverse leurs réconfortantes habitudes. Pourtant ces usages ne sont pas en accord avec l’environnement, mais peut importe, le droit à l’habitude est sacré, il en va de la liberté de chacun.
On voit qu’au fil du temps, les coutumes évoluent, néanmoins, il faut des années pour qu’une personne finisse par accepter une nouvelle façon d’agir ou de penser.
Pour continuer sur le sujet du recyclage, le compostage est de mon point de vue un geste facile. Il me semble très important de le pratiquer dès aujourd’hui car cela permet de réduire la quantité de résidus non recyclables entassés dans des décharges en créant au contraire de l’engrais naturel pour nourrir nos terres appauvries par l’agriculture intensive. On trouve de plus en plus de bacs à compost, même en ville, pourtant peu de gens se donnent la peine de mettre de côté leurs déchets organiques. Dans 5 ou 10 années (le temps d’entasser quelques dizaines de milliers de tonnes de déchets non réutilisables), le compostage sera peut-être entré dans les moeurs, mais pas trop vite, la nature peut souffrir en silence, l’habitude veille!
Finalement, il est intéressant de constater que lorsque les modes changent c’est souvent à force de suggestions répétées de l’Etat, d’entreprises ou d’une partie de la société. Les français mangent plus de fruits et légumes sous l’impulsion de matraquages publicitaires, les indonésiennes s’achètent des rasoirs sous l’influence de la société occidentale alors que les poils n’étaient jusque là pas un tabou… Mon point de vue est que les gens ne changent pas pour leur bien-être, ils ne modifient pas leurs us parce qu’ils ont constaté que ces derniers ne leur convenaient plus, non, ils échangent des habitudes imposées par d’autres habitudes imposées sans y réfléchir personnellement.
Ainsi la force de l’habitude est colossale et nous empêche de voir plus loin que notre petit horizon. N’hésitons pas à user de notre volonté pour lutter contre cette force pour inventer une société où les gens décideraient d’agir de façon éclairée en tenant compte uniquement de ce qui est bien pour eux-même et le monde qui les entoure. Alors à quand des modes de vie sains adaptés à chacun faisant cas de l’équilibre du reste de la planète? Je mentionnais tout à l’heure le droit à la liberté individuelle, où donc est-elle dans l’habitude irréfléchie? Quelle liberté a-t-on à se laisser dicter des assuétudes? Je laisserai cette question ouverte, en vous laissant… réfléchir.
***
Entre nous :
Ressentez-vous que certaines de vos habitudes ou des idées ancrées par votre culture peuvent être un poids à votre évolution?
Est-ce qu’il y a des habitudes à la peau dure dont vous aimeriez vous débarrasser? Pourquoi voulez-vous les changer? Quel est le frein à ce changement?
Avez-vous déjà vécu l’expérience d’un combat contre des habitudes?









